Ça soulève du lourd

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Pourquoi ce média?

Médiatiser, c’est relayer. Ce média est destiné à relayer des réalités, des analyses et des luttes locales qui ne sont pas présentes dans les médias dominants. Un média par et pour les personnes dominé.e.s et exploité.e.s qui s’organisent et luttent, avec ou sans allié.e.s et soutien, contre les causes de leur domination et de leur exploitation : colonialisme?Le colonialisme, c’est la forme qu’a pris l’impérialisme occidental pendant quatre siècles. Il s’agissait d’une occupation militaire violente avec l’installation d’administrations coloniales, la mise en esclavage et l’extermination des peuples colonisés. Les guerres de libération ont permis la décolonisation de la plupart des territoires (pas encore tous, notamment la Palestine et les colonies françaises « d’Outre Mer »), mais les rapports de domination coloniaux subsistent et structurent nos sociétés et l’ordre mondial actuel. On peut parler par exemple, pour ce qui concerne la France, de la Françafrique et de la gestion coloniale des quartiers populaires., imperialisme?L’impérialisme, c’est la volonté d’expansion et de domination d’un État-nation* ou d’un ensemble d’États-nations sur le reste du monde. L’impérialisme occidental contemporain est structuré par le racisme et le capitalisme. Il opère sur différents plans : territorial, militaire, culturel, économique, politique.
* État-nation : organisation qui permet de confondre une élite politico-économique avec une population (« La France bombarde la Syrie » au lieu de « Le gouvernement français bombarde la Syrie pour les intérêts des entreprises françaises »
, capitalisme?Système économique et social qui se caractérise par la propriété privée des moyens de production et d'échange et par la recherche du profit. C'est aussi un système qui priviligie l'accumulation de capital privé au détriment de la preservation de l 'environnement commun.
Dans ce système les gens qui ont le plus d’argent et/ou qui possèdent les moyens de production ont pris possession du pouvoir par la violence (esclavage, colonisation, guerre) et maintiennent ce système et leur pouvoir par la violence (guerres imperialismes, expropriations, répression des grèves, des luttes individuelles et collectives,…).
C’est un système de domination dans lequel il existe une hiérarchie des classes sociales. L'appartenance à une classe sociale ouvre ou ferme l'accès à des privilèges, à la légitimité, au pouvoir. Il impacte même l'accès aux droits les plus élémentaires, qui sont refusés à une classe et exclue de tout (socialement, politiquement, humainement,…).
, racisme?Le racisme est entendu ici comme un système de domination exercé au nom de la suprématie blanche. Ce système de hiérarchisation place les personnes blanches comme la référence au sein de l'humanité, leur donnant des privilèges aux dépens des personnes racialisé.e.s. Dans notre contexte, il s'agit d'une construction historique occidentale, née avec l'esclavage et la colonisation. La hiérarchisation raciale est alors appuyée sur des critères biologiques. Ces critères biologiques ont été remplacés depuis par des critères culturels. Dans tous les cas, il s'agit à la fois d'un racisme structurel (justifiant une exploitation économique et sociale spécifique au sein du système capitaliste), d'un racisme institutionnel (encadré et alimenté par l’État), et d'un racisme idéologique (diffusé par le haut et construisant l'ensemble des individu.e.s dans des rapports de domination entre personnes blanches et personnes racialisées).
Les formes actuelles du racisme sont toujours issues de l'héritage colonial (négrophobie, islamophobie...), même si certaines ont d'autres ancrages historiques (rromophobie...).
« Le racisme n'est pas seulement une idée, à combattre par des idées, il est un rapport social enraciné dans les rapports économiques et entretenu politiquement et médiatiquement » S. Bouamama.
, hétéro-patriarcat?L'hétéro-patriarcat est entendu ici comme un système de domination (au niveau social, économique et politique) dans lequel non seulement les hommes cis* dominent d'autres genres mais aussi l'hétérosexualité domine d'autres orientations sexuelles. Parfois, on peut trouver le terme « cis-hétéro-patriarcat » qui souligne la domination des personnes cis sur les trans*.
* trans : qui adoptent une identité de genre différente du genre qui leur a été assigné à la naissance
* cis : qui se reconnaissent et/ou vivent dans le genre qui leur a été assigné à la naissance
...

Médiatiser des réalités :

Parce qu’à Grenoble comme ailleurs, tous les jours des personnes font face à l’injustice sociale, se heurtent à l’exploitation, à l’humiliation, au mépris de classe, aux agressions racistes, aux discriminations sexistes. A la maison, à l’école, au travail, à Pôle emploi, à la Caf, dans la rue, dans les quartiers, au foyer d’hébergement, avec le bailleur social, à l’hôpital, au tribunal, en centre de rétention, en prison… Partout des situations d’injustice et de violence, des licenciements aux violences policières en passant par les expulsions et la suspicion de fraude aux aides sociales, et pourtant dans les médias dominants, cette réalité-là n’existe quasiment pas. On n’y voit que la dénonciation de la violence des dominés, des exploités, sans aucune explication sur ses causes.

Médiatiser des analyses :

Parce qu’à Grenoble comme ailleurs, des personnes, par leur vécu, leurs discussions et leurs luttes, pensent que toutes ces situations d’injustice sont dues à des systèmes d’organisation sociale basés sur l’exploitation et la domination, et pas seulement à « quelques personnes qui ne respectent rien ». Ces systèmes (colonialisme?Le colonialisme, c’est la forme qu’a pris l’impérialisme occidental pendant quatre siècles. Il s’agissait d’une occupation militaire violente avec l’installation d’administrations coloniales, la mise en esclavage et l’extermination des peuples colonisés. Les guerres de libération ont permis la décolonisation de la plupart des territoires (pas encore tous, notamment la Palestine et les colonies françaises « d’Outre Mer »), mais les rapports de domination coloniaux subsistent et structurent nos sociétés et l’ordre mondial actuel. On peut parler par exemple, pour ce qui concerne la France, de la Françafrique et de la gestion coloniale des quartiers populaires., imperialisme?L’impérialisme, c’est la volonté d’expansion et de domination d’un État-nation* ou d’un ensemble d’États-nations sur le reste du monde. L’impérialisme occidental contemporain est structuré par le racisme et le capitalisme. Il opère sur différents plans : territorial, militaire, culturel, économique, politique.
* État-nation : organisation qui permet de confondre une élite politico-économique avec une population (« La France bombarde la Syrie » au lieu de « Le gouvernement français bombarde la Syrie pour les intérêts des entreprises françaises »
, capitalisme?Système économique et social qui se caractérise par la propriété privée des moyens de production et d'échange et par la recherche du profit. C'est aussi un système qui priviligie l'accumulation de capital privé au détriment de la preservation de l 'environnement commun.
Dans ce système les gens qui ont le plus d’argent et/ou qui possèdent les moyens de production ont pris possession du pouvoir par la violence (esclavage, colonisation, guerre) et maintiennent ce système et leur pouvoir par la violence (guerres imperialismes, expropriations, répression des grèves, des luttes individuelles et collectives,…).
C’est un système de domination dans lequel il existe une hiérarchie des classes sociales. L'appartenance à une classe sociale ouvre ou ferme l'accès à des privilèges, à la légitimité, au pouvoir. Il impacte même l'accès aux droits les plus élémentaires, qui sont refusés à une classe et exclue de tout (socialement, politiquement, humainement,…).
, racisme?Le racisme est entendu ici comme un système de domination exercé au nom de la suprématie blanche. Ce système de hiérarchisation place les personnes blanches comme la référence au sein de l'humanité, leur donnant des privilèges aux dépens des personnes racialisé.e.s. Dans notre contexte, il s'agit d'une construction historique occidentale, née avec l'esclavage et la colonisation. La hiérarchisation raciale est alors appuyée sur des critères biologiques. Ces critères biologiques ont été remplacés depuis par des critères culturels. Dans tous les cas, il s'agit à la fois d'un racisme structurel (justifiant une exploitation économique et sociale spécifique au sein du système capitaliste), d'un racisme institutionnel (encadré et alimenté par l’État), et d'un racisme idéologique (diffusé par le haut et construisant l'ensemble des individu.e.s dans des rapports de domination entre personnes blanches et personnes racialisées).
Les formes actuelles du racisme sont toujours issues de l'héritage colonial (négrophobie, islamophobie...), même si certaines ont d'autres ancrages historiques (rromophobie...).
« Le racisme n'est pas seulement une idée, à combattre par des idées, il est un rapport social enraciné dans les rapports économiques et entretenu politiquement et médiatiquement » S. Bouamama.
, hétéro-patriarcat?L'hétéro-patriarcat est entendu ici comme un système de domination (au niveau social, économique et politique) dans lequel non seulement les hommes cis* dominent d'autres genres mais aussi l'hétérosexualité domine d'autres orientations sexuelles. Parfois, on peut trouver le terme « cis-hétéro-patriarcat » qui souligne la domination des personnes cis sur les trans*.
* trans : qui adoptent une identité de genre différente du genre qui leur a été assigné à la naissance
* cis : qui se reconnaissent et/ou vivent dans le genre qui leur a été assigné à la naissance
...) sont mis en place par les personnes qui en profitent le plus, et entretenus par toutes celles qui en profitent un peu, aux dépens des autres. Ces analyses sur les causes de l’injustice sociale ne sont pas présentes dans les médias dominants. On n’y voit que des boucs émissaires responsables de tous les maux de la société, et souvent ce sont les plus exploités parmi les exploités.

Médiatiser des luttes :

Parce qu’à Grenoble comme ailleurs, tous les jours des personnes concernées gardent la tête haute, refusent de se laisser abattre, se défendent, s’organisent et luttent contre les injustices sociales au quotidien, et luttent aussi contre leurs causes, pour la destruction des systèmes de domination et d’exploitation, et pour que ça change, pour mettre en place des solidarités, de l’entraide, d’autres formes d’organisation sociale. Ces personnes, ces luttes sont invisibles dans les médias dominants. On n’y voit que des personnes qui s’en sortent toutes seules, bien souvent en écrasant les autres et pour se retrouver du côté des exploiteurs, des dominants, ces héros.


Qui peut publier et comment?

Des collectifs, des organisations (sauf les partis politiques) et des personnes en lutte dans l’agglomération grenobloise contre différents systèmes de domination, d’exploitation, de discrimination et de ségrégation, peuvent poster sur le site des informations, des témoignages, des analyses, des événements, des infos urgentes, des liens vers des articles ou des vidéos déjà publiés sur d’autres sites. Les supports peuvent être des écrits, des images, des vidéos, des enregistrements, etc. En les postant sur le site, la personne précise à quelle rubrique et à quelle(s) thématique(s) la publication doit être associée.

Par exemple, un collectif organise une projection. Une personne de ce collectif poste un petit texte avec une image. Elle les met dans la rubrique « agenda » et elle les associe aux thématiques « anticolonialisme, féminismes et quartiers populaires ». Quand l’événement sera publié il apparaîtra dans l’agenda avec les trois thématiques visibles en haut, et si quelqu’un fait une lecture thématique pour trouver toutes les infos sur l’« anticolonialisme », l’événement apparaîtra aussi.

Dans un premier temps, le post n’est pas visible au public sur le site, mais dans l'espace collaboratif (forum interne accessible à toute personne inscrite et connectée au site, où chacun.e peut donner son avis sur le post). Il existe une équipe de modération qui est composée de plusieurs personnes issues de différents collectifs et organisations en lutte dans l’agglo, et qui se renouvelle régulièrement (modération tournante). L’équipe de modération est ouverte à toute personne en lutte contre les différents systèmes de domination et d’exploitation qui aurait envie de s’investir dans le média. L’équipe de modération va rapidement prendre connaissance du contenu ainsi que des commentaires et avis déposés sur l'espace collaboratif. S'il convient sous sa forme originale, l'équipe de modération le rend visible au public en le classant dans la bonne rubrique et en l’associant aux thématiques souhaitées. S’il y a un problème ou un désaccord pour la publication (la forme ou le fond ne semblent pas correspondre à cette charte), l’équipe de modération rentre en contact avec le collectif ou la personne qui veut publier, sur le forum interne. Si aucune solution n’est possible, la publication ne sera pas visible sur le site public. Mais elle sera visible sur le forum interne où toute personne qui s’inscrit peut accéder et commenter les publications « bloquées ». La modération permet de refuser toute publication rejouant les formes de pouvoirs et de dominations existantes (domination de classe, de race, de genre). Toute publication à visée électoraliste ou en faveur de la répression et ses polices ne seront pas acceptées non plus. Une équipe technique, elle aussi tournante, se charge de la maintenance, de la formation sur les outils et du bon fonctionnement du site.


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CRIC n’est pas un collectif de rédaction, c’est un outil participatif et collectif qui permet la médiatisation d’articles que vous proposez. La proposition d’articles se fait à travers l’interface privée du site. Quelques infos rapides pour comprendre comment être publié-e !
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