A quand des conditions d’accueil dignes ?

Jeudi matin, les forces de l’ordre grenobloises ont procédé à l’expulsion, manu militari, du campement du pont de la gare, en période de trêve hivernale, tout ça sur ordre de la préfecture.

Nous nous demandons alors, que vont devenir ces personnes ? Vont-elles toutes êtres relogées dignement ? Si oui pour combien de temps ? Nous ne savons que trop bien que les relogements, que ce soit en hôtel ou en hébergement d’urgence ne durent qu’un temps, que la plupart du temps, les personnes relogées se retrouvent à la rue, et parfois bien avant la fin de l’hiver. Ces personnes sont devenues, malgré elles, les patates chaudes que se renvoient la préfecture et la mairie, rejetant leurs responsabilités respectives, violemment et sans honte, des simples pions dans la mascarade politique à l’œuvre à Grenoble.
Aux dernières nouvelles, au moins quatre personnes ont étés placées en centre de rétention le temps d’êtres expulsées loin en dehors de nos frontières. Pourquoi les renvoyer vers des régions qu’elles ont fui, parfois au péril de leur vie ? Méritent elles vraiment un tel traitement ? Pourront elles rester là-bas et vivantes ? …
Qu’en est-il des tenues des forces de l’ordre ? Était il vraiment nécessaire qu’ils soient équipés de leurs équipements anti-émeutes (cagoules comprises) face à des populations déjà victimes de la violence sociale et raciste de la France. Est-il vraiment nécessaire de rajouter à ça la violence des armes ?

A la place du campement la mairie a mis en place, en plus des rochers déjà installés à la dernière expulsion, des blocs de béton, rouge sang, moches, violents.
Nous avons donc décidé de rendre cette violence visible, même par celles et ceux qui ferment les yeux face à celle-ci, et pour cela nous écrivons la réalité sale à l’huile de vidange. Crade. Comme la préf’. Comme les flics.

Nous luttons et lutterons encore.
Pour la dignité et la vie.
Pour des conditions d’accueil dignes.
Contre l’État et sa violence.
Contre les frontières.
Pour être libre,
A jamais.



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QUELQUES NOTES SUR L’OPERATION REPRESSION DU 10/06/2020

https://www.passamontagna.info/?p=1631&lang=fr Oui, nous avons occupés. Nous avons occupé le sous-sol de l’église de Claviere. Et quand ils nous ont expulsé, nous sommes entrés dans l’ancienne Casa Cantoniera di Oulx.

Un toit, une école, des papiers - manifestation

La lutte des jeunes majeurs continue ! On va au lycée et on dort à la rue ! À la fin de l’année tout le monde part en vacances et nous, on reste dans la rue ! Au 31 août, encore des dizaines de jeunes lycéen.n.e.s seront seront jeté.e.s à la rue par le Conseil Départemental et la Préfecture de l’Isère....

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👉👉Le 10 juillet inclu, la trêve "hivernale" s’achève, décalée par la crise sanitaire. Et même si la crise sociale s’étend de plus en plus, le gouvernement s’en moque : il faut expulser pour sauver les profits des spéculateurs et les finances des bailleurs, punir les locataires qui n’ont pas pu honorer...

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