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Rassemblement contre les guerres de la France en Afrique

Janvier 2013 a marqué le début de l’intervention militaire française au Mali. L’année suivante, cette intervention s’est étendue à toute la bande sahélienne, de la Mauritanie jusqu’au Tchad. L’opération Barkhane a mobilisé jusqu’à plus de 5 000 soldats, pour un coût d’environ un milliard par an. Dix ans plus tard, le bilan de cette intervention -soi-disant « à la demande des Etats africains », et sous couvert d’une « guerre contre le terrorisme » - est catastrophique.

Alimenté par l’ingérence militaire française, le phénomène djihadiste n’a cessé de se développer. Les groupes armés qui se réclament d’Al-Qaïda ou de l’Etat islamique se sont répandus dans toute l’Afrique de l’Ouest, jusqu’au Golfe de Guinée. Pour les populations que l’armée françaises et les armées du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger et Tchad) étaient censées protéger, la situation sécuritaire n’a cessé de se dégrader avec des dizaines de milliers de morts et des
millions de déplacés.

La contestation de la présence militaire française n’a cessé de grandir avec un mot d’ordre de plus en plus repris : « France dehors ». Au Mali, au Burkina, au Niger, au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, au Bénin, comme au Tchad, les peuples ne veulent plus de l’armée française. Ils considèrent à juste titre
qu’elle ne les protège pas, et que son maintien dans la région répond aussi à des intérêts bien moins avouables, car les vrais motifs de cette intervention sont tout autres : défendre l’accès aux richesses et aux marchés de ces pays, dans un contexte de concurrence féroce avec d’autres puissances impérialistes.

Après les indépendances des années 60, les anciennes colonies françaises d’Afrique sont devenues des néo-colonies qui ont continué à être pillées et dominées par de multiples moyens : monétaires, économiques, culturels... Les opérations et la présence militaires françaises ont permis à la France de soutenir les pires dictatures (celle de Déby au Tchad, de Compaoré au Burkina-Faso de Eyadema au Togo, de Biya au Cameroun…).

Elles les ont aidés à combattre la contestation populaire, les forces progressistes et les mouvements révolutionnaires. Pour les plus grands profits des Bouygues, Bolloré, Total, Vinci, Lafarge, Orano (ex-Areva), Orange, Accor, Veolia, Carrefour, Sncf, Edf, Orange… et pour le bonheurs des fabricants d’armes !

Les difficultés militaires, les revers politiques et la puissance du rejet de la présence militaire française par les peuples africains ont contraint E. Macron à mettre fin à l’opération Barkhane.

Mais la fin de Barkhane ne signifie pas la fin de la présence militaire française. Il reste des bases permanentes françaises au Niger, au Burkina, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Gabon. Même si beaucoup ont été redéployés en Europe de l’Est (notamment en Roumanie), des milliers de soldats Français sont encore maintenus sur le continent.

Ces guerres qui n’ont jamais cessé (plus de 60 interventions militaires depuis les indépendances !), ces pillages et ces situations de misère directement causées par les mécanismes de domination occidentaux auxquels l’action militaire française participe, poussent certains et certaines à quitter leur pays. La suite, nous la connaissons malheureusement : des politiques racistes meurtrières, aux frontières et dans l’hexagone, qui s’alimentent des discours d’une extrême droite européenne qui joue les divisions entre les travailleurs et les peuples.

Il nous paraît donc essentiel de dénoncer les guerres impérialistes que la France mène en Afrique, pour y défendre sa domination, ainsi que les conséquences dramatiques qu’elles engendrent, tant pour les peuples d’Afrique que pour les travailleurs et les couches populaires ici.

Armée française, hors du Sahel, hors d’Afrique !

De l’argent pour les salaires et les retraites, pour la santé et l’éducation…, pas pour les actionnaires et pas pour faire la guerre ! Avec les peuples d’Afrique, solidarité !"

AFA Grenoble, CISEM, DAL 38, FUIQP Grenoble, Jeunes insoumi.es de Grenoble, NPA 38, PCOF, RLF Grenoble, RUSF 38, Solidaires 38, UCL Grenoble, UEG.

jeudi 2 février 2023

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