Effondrements d’immeubles à Marseille, LA PROCHAINE FOIS CE SERA OÙ ?

Le DAL ( Droit au Logement ) Isère, dénonce l’abandon de toute une part des logements anciens de la ville de MARSEILLE, cause de l’effondrement de 3 bâtiments rue d’Aubagne où vivaient des personnes et des familles, du décès de plusieurs d’entre eux et de la mise à la rue de nombreux autres...

Cette situation est absolument indigne d’une ville aussi importante et démontre le peu de cas qui est fait du logement des plus précaires :
Abandon de la part des élus municipaux, mais aussi de l’État qui n’est en aucun cas le garant des conditions de logement dans le pays. Cet effondrement est le résultat mortel du jeu sans fin des pouvoirs en place : on laisse un quartier se dégrader jusqu’à ce que la situation devienne intenable, puis on le stigmatise en affirmant qu’il faut "faire quelque chose", et on rénove alors le quartier on poussant les habitants à partir pour laisser place aux promoteurs, aux spéculateurs et aux classes supérieures. Mais cette fois-ci, le jeu à Marseille , totalement hors de contrôle, a tué...

En Isère aussi le logement indigne existe, dans le privé mais aussi dans le public : marchands de sommeil (Chamberton à St Martin d’Hères) ; propriétaires qui laissent se dégrader les logements loués au mépris des locataires avec qui ils ont contracté ; parc social non entretenu ( Villeneuve de Grenoble, d’Echirolles, Renaudie et la Plaine à St Martin d’Hères...) : plomberie, électricité, ascenseurs en panne, dégradations des murs, moisissures et infiltrations, absence d’ isolation. Au Village Olympique une tour appartenant au CROUS où vivaient de nombreuses personnes précédemment à la rue, a brûlé en 2016 suite à une coupure d’électricité par GEG, comme à la Résidence universitaire Condillac sur le Campus un peu plus tôt. Des conséquences plus dramatiques ont été évitées de peu.
Et pendant ce temps, les loyers et les charges ne cessent d’augmenter, le chauffage insuffisant ou inexistant est compensé par les locataires par des dépenses d’électricité, de gaz ou de mazout, à un prix de plus en plus élevé et dans des conditions de sécurité souvent dangereuses.

Ce drame à Marseille nous fait penser à l’incendie meurtrier de la tour Grenfel à Londres en juin 2017, qui avait fait des dizaines de victimes. Et nous rappelle que la loi ELAN, en permettant de construire "plus, plus vite et moins cher", va en fait laisser libre cours à des constructions de mauvaises factures, mettant en danger la vie des habitant.es les plus modestes de ces immeubles construits au rabais mais toujours loués au prix fort.

Le DAL 38, solidaire des habitants de la rue d’Aubagne, continuera de dénoncer cet abandon de la part des propriétaires et des bailleurs, encouragé par les fausses politiques du logement des collectivités locales et de l’ Etat , et de se battre avec les locataires pour des conditions de vie dignes et adaptées.

Nous appelons les habitant.es des taudis à faire connaître leurs conditions de vie, à les dénoncer et à nous contacter pour mener ensemble la lutte contre l’habitat indigne et l’indignité de leurs propriétaires.

A Marseille comme à Charleville-Mézières, solidarité !

#BALANCETONTAUDIS

Droit Au Logement 38
06 41 30 55 18
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