AGRESSION RACISTE et SEXISTE CHEZ JESUS

Les occupantEs se sont mobiliséEs pour défendre le lieu, en cherchant l’établissement d’un dialogue.
En face, l’intention n’était cependant pas de trouver une solution collective. En effet, nos visiteurs se sont immédiatement imposés par la violence verbale envers celleux qui étaient présentEs, en les insultant de façon raciste et sexiste, en lançant, par exemple, des « négresse de merde », « à toi j’te donnerais même pas 20 balles si je te croisais dans la rue [à faire le tapin] », « tout ce qu’il vous faut c’est juste un peu de bite », « suceuse et branleurs de merde ».
Ce sont les mêmes qui en sont arrivés à donner des coups de pieds à une personne, à en faire voler une autre par dessus un muret pour ensuite continuer à la frapper. Ils ont finalement réussi à arracher le mât auquel étaient accrochés les drapeaux, brisant au passage la barrière en bois et le ciment du sol. Certains de ces agresseurs ont revendiqué avec fierté le fait d’être fasciste, en proclamant qu’ils étaient chez eux et qu’ils pouvaient agir avec tous les moyens nécessaires.

Une autre partie du groupe des habitants présents n’avait pas d’intentions explicitement violentes, mais elle a dans les faits légitimé celles de ses voisins, à travers un silence total, en se rendant complice.
Peu de temps après le début de la scène, le maire de Clavière est arrivé, et a averti les carabinieri. Trois patrouilles sont arrivées sur place, avec la ferme intention d’identifier toutes les personnes présentes. Pendant ce temps-là, les occupantEs sont rentrées dans le refuge. Deux d’entre nous, qui défendaient la porte d’accès, ont été jetéEs à terre et immobiliséEs par la police. Les menaces d’accusation d’outrage et rébellions ont été nombreuses, comme d’autres intimidations. Au final, un certain nombre des personnes présentes ont été identifiées.
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que de tels personnages attaquent le refuge autogéré Chez Jésus.
Le soir du 22 Avril dernier, au terme de la marche solidaire de Clavière à Briançon, couronnée par les arrestations de Théo, Eléonora et Bastien, certains des personnage de hier s’étaient pointés au refuge en criant des insultes sexistes, très chères à eux à ce qu’il parait, tout en essayant de déclencher une
bagarre et en menaçant de revenir par la suite. Ce soir là seuls le calme et la tranquilité des solidaireEs (qui n’avaient aucune volonté de rajouter d’ultérieures embrouilles après une telle journée) et l’intervention d’un habitant de Clavière a permis d’éloigner ces personnes violentes et harceleuses.
Il est évident que la présence du refuge Chez Jésus dérange à Clavière.
Elle dérange l’économie du lieu ; Clavière reste un petit village de montagne, station de ski l’hiver et terrain de golf et de randonnées l’été. Comme nous l’a rappelé le maire hier, les commerces en souffrent.
L’image d’un lieu touristique riche et tranquille, est peu à peu remplacée par une réalité plus dérangeante, faite de refoulements, d’éxiléEs bloquéEs à Clavière, et donc bien visibles dans le village.
C’est assez ironique de voir comment la simple présence de personnes ayant, selon certains, la mauvaise couleur de peau, ou l’apparition de quelques tags à la frontière contre les refoulements, suffisent à fissurer un apparent décor urbain. La perturbation de la tranquillité de Clavière semble échauffer les esprits. La violence et les refoulements sont quotidiens, et cela se passe à moins de deux kilomètres des dernières maisons de Clavière. Il semble que pour la majorité des habitants, le calme dans leur village passe avant toute volonté de s’intéresser et de prendre position face aux dynamiques imposées par cette frontière et son dispositif.
La médiatisation de cette réalité a pour effet immédiat d’éloigner les touristes, d’après les dires de ceux qui ont des intérêts commerciaux. Il est assez clair que c’est une des raisons de l’hostilité de plusieurs des habitants à l’égard du lieu.

Nous n’acceptons aucune attaque ni intimidation. Nous n’acceptons ni menaces, ni insultes, qu’elles soient sexistes, fascistes ou racistes. Ni envers celleux qui sont de passage, ni envers les solidaires.
Que ça soit bien clair : nous ne partirons pas d’ici. Et nous ne resterons pas silencieux.


AGGRESSIONE RAZZISTA E SESSISTA A CHEZ JESUS

A Chez Jesus ieri è stata issata una bandiera, anzi, due bandiere. Delle belle bandiere, alte più o meno 5 metri. Una bandiera No Tav e una con scritto No Borders. Poche ore dopo, 6-7 persone residenti di Claviere, in modo evidentemente organizzato, si sono presentate al rifugio. Con toni minacciosi e violenti, subito insultando hanno preteso di togliere le bandiere. Pochissimo dopo sono state raggiunte da altri residenti di Claviere, attirati probabilmente dalla situazione, o forse alcuni chiamati dagli aggressori. Le presidiant* si sono mossi in difesa del luogo cercando un dialogo. L’ intenzione degli interlocutori non era quella di trovare una soluzione collettiva, infatti si sono immediatamente imposti con la violenza verbale, offendendo le present* con insulti razzisti e sessisti, quali “negra di merda”, “a voi non darei neanche venti euro sulla strada”, “avete solo bisogno di un po’ di cazzo”, “pompinare e
zecche di merda”. Gli stessi sono arrivati a prendere a calci una ragazza, scaraventare un altro ragazzo giù da un muretto per poi picchiarlo. Sono finalmente riusciti a tirare giù le bandiere, spaccando la barriera di legno e cemento al suolo. Alcuni di questi aggressori si sono rivendicati di essere orgogliosamente fascisti, proclamando di essere a casa loro e di poter agire con qualsiasi mezzo necessario. Un’altra componente del gruppo di residenti presenti non aveva intenzioni esplicitamente violente, ma comunque attraverso il totale silenzio ha legittimato tali azioni rendendosi complice. Poco dopo l’inizio dei fatti è giunto il sindaco di Claviere, che ha avvertito i carabinieri. Sono arrivate sul posto tre pattuglie con l’intenzione di identificare tutti i presenti. Nel mentre le occupant*
sono rientrat* nel rifugio. Due di noi, che stavano difendendo la porta di accesso, sono state scaraventate e immobilizzate a terra dalla polizia. Le minacce di denuncia di resistenza sono state numerose, come altre intimidazioni. Alla fine molti dei presenti sono stati identificati.
Inoltre, non é la prima volta che tali personaggi attaccano il rifugio autogestito di Chez Jesus. La sera del 22 Aprile scorso infatti, al termine della marcia solidale da Clavière a Briançon culminata con gli
arresti di Théo, Eleonora e Bastien, alcuni di questi stessi personaggi di ieri, si erano presentati al rifugio insultando con frasi sessiste e razziste, evidentemente a loro tanto care, cercando di mettere le mani addosso e minacciando di tornare. Quella sera solo la calma e la tranquillità dei solidal* (non propens* ad avere ulteriori complicazioni al termine di quella giornata) e l’intervento di un residente ha
permesso di allontanare personaggi molesti e violenti. È evidente dunque che la presenza di Chez Jesus dà fastidio qui a Claviere.
Dà fastidio all’economia del posto ; Claviere resta un paesino di montagna, che vive del turismo sciistico d’inverno e di quello golfistico e naturalistico d’estate. Come ci ha ricordato il sindaco ieri, il commercio viene rovinato. L’immagine del posto turistico ricco e tranquillo, viene poco a poco soppiantata da una realtà più scomoda, fatta di respingimenti e botte dalla parte della polizia, migranti bloccati a Clavière e di conseguenza ben visibili nel paese. È abbastanza ironico come la sola presenza di persone dal colore di pelle per alcuni sbagliato, o di qualche scritte comparsa alla frontiera contro i respingimenti, bastino ad incrinare un’apparente decoro urbano. La perturbazione dell’immagine di Clavière, a quanto pare scalda gli animi. Le violenze e i respingimenti sono quotidiani, e accadono a meno di due chilometri dalle ultime case di Clavière. Sembra quindi che alla gran parte del paese stia a cuore molto di più la tranquillità del proprio villaggio piuttosto che interessarsi e prendere posizione rispetto alle dinamiche che questa frontiera e il suo dispositivo porta. La mediatizzazione di questa realtà, ha come effetto immediato di allontanare i turisti, secondo le preoccupazioni di chi ha attività commerciali. È abbastanza chiaro che sono queste alcune delle ragioni dell’ostilità di vari residenti nei confronti del posto.
Non accettiamo nessun attacco né intimidazione. Non accettiamo minacce né insulti, che siano sessisti, macisti o razzisti. Né verso chi di passaggio né verso i solidali.
Che sia ben chiaro : noi da qui non ce ne andiamo. E non rimarremo in silenzio.

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