Solidarité fasse à des Agressions policières transmisogynes et tortures qui ont eu lieu en Espagne

Communiqué :

Le matin du 28 mai 2017, dans la ville de Grenade, en Andalousie, se sont produites différentes humiliations et agression physiques de la part de quelques individus des corps et forces de sécurité de l’état Espagnol sur deux personnes (LaCalva y Jaia). Leurs actes étaient motivés par nos identité.e.s transgenres.

Nous sommes venues au commissariat pour demander des informations sur une personne qu’ils avaient amenés. On ne nous a pas laissé entrer dans cet espace publique, de façon violente. Pendant qu’ils nous mettaient les menottes, ils nous agressaient physiquement par des coups sur la tête et des coups de pieds alors que nous étions déjà réduites au sol et proférant des insultes à notre encontre. Quelques expressions discriminantes lancées dans le rire furent : « CA C’EST QUOI, UN MEC OU
UNE MEUF », « C’EST UN MORCEAU DE MERDE, UN TRAVELO », « FAIT ATTENTION, TA SERVIETTE HYGIENIQUE VA TOMBER » « PD DE MERDE » « REBUS SOCIAL » « DECHET HUMAIN », « MONSTRUOSITEES »…

Par la suite, ils nous ont introduits dans le poste de force, par des coups et en nous poussant. Nous nous heurtions au mur et ils nous ont frappé.e.s plusieurs fois, en nous intimidant et en nous disant des choses comme « Vous allez finir en prison, car c’est là que vous devriez être », « Attention si vous marchez seuls dans la rue parce que c’est nous qui montons la garde ».

Durant le processus d’identification, ils se sont arrêtés sur notre identité de genre, nous disant que nous étions des « mecs ». Nous avons répondu que nous ne l’étions pas. Ils faisaient des allusions sur la signification des tatouages de LaCalva et lorsque nous avons demandé.e.s pourquoi ils avaient besoin de ces informations, ils lui ont répondu d’un ton menaçant « C’est au cas où on retrouve ton corps décapité dans un caniveau, ça pourrait t’ arriver n’importe quand, il y a beaucoup de fou lâchés par ici ».

Ils ont mis d’autres menottes à Jaïa, cette fois ci faite de cordes. Un d’eux les a maintenues très serrées d’une main et de l’autre s’est saisit de ses parties génitales, lui disant avec haine : « Je vais te
faire l’opération de changement de sexe ici même ». Plus tard, après avoir laissés ses effets personnels, ils l’ont amenée dans une autre salle, où ils l’ont forcée à se dénuder pour, on cite, « démontrer que c’était un mec ». Une fois en cellule, nous n’avons vu aucunE avocatE ni médecin légiste, afin de s’occuper de nous.

Après ces évènements, quand nous purent, nous sommes allées à l’ hôpital où ont été constatés nos lésions. Un certificat de coups et blessures a été rédigé. Nous avons entreprit une action en justice et avons signalé ce qui est arrivé ce 28 mai 2017. Nous dénonçons un délit de torture, un délit de menaces, un de coup et blessure volontaire et une détention illégale. De son coté, la police a déposé contre nous une plainte pour « atteinte à l’ autorité ». Autrement dit, une demande reconventionnelle a
été faite. L’accusé a pris l’offensive en formant à son tour une demande qui, si elle aboutit au résultat escompté, entraînera la condamnation du demandeur, ici nous-même. Ce qui implique que lorsque nos accusations seront traitées, nous devrons, en parallèle, nous défendre face à la leur. Nous, corps non normatifs et marginalisés, souffrons d’une discrimination sociale perpétuelle dans les rues, chaque jour de notre vie. Ces traitement dénigrant ne sont pas nouveaux. Il faut lutter activement contre ces agressions discriminatoires. Il est déconcertant de voir comment les institutions publiques sont remplies d’ individus transphobes et qu’ils sont soutenus par le système mis en place. En effet, ces agressions physiques et verbales n’implique aucune répercutions. C’est pour cela que ce communiqué existe. Nous demandons votre soutient afin que ces fait ne restent pas dans l’oubli et afin de donner une réponse collective, pour libérer quelques voies tues, criant devant les injustices dont nous souffrons. Ici même, nous sommes en train de nous organiser pour créer une caisse de résistance qui nous permettra d’ affronter les divers frais de justice. Ceci servira, de plus, à une base pour aider les personnes qui pourraient se retrouver, maintenant ou dans le futur, dans des situations répressives similaires.

« Le 24 octobre prochain commencera le jugement de la police. Nous sommes vivantes, mais ils nous veulent mortes. C’est pour ça que nous voulons rendre visible les faits, afin qu’ils comprennent que la rue n’est pas disposée à ce que ça recommence. » N’importe quel contact de soutient, de forme individuelle et/ou collective sera bien reçue.
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Une caisse anti-repression a été mise en place pour les frais judiciaires :

www.lepotcommun.fr/pot/dlvhi3s1

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