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démantèlements des campements et les violences policières à Calais.

Vendredi 8 mars, selon les médias, une jeune homme a été retrouvé mort dans la remorque d’un camion en partance pour le Royaume-Uni.
Dimanche 3 mars, une centaine d’exilé.es réussissent à s’introduire dans l’enceinte du port de Calais et à monter dans un ferry avant d’être rattrapés par la police ; la préfecture annonce l’interpellation d’au moins 63 personnes. Frontières meurtrières, État coupable !!

Merci de relayer cet appel dans vos réseaux.


Bonjour !

Depuis des mois, tous les 2 jours, la police municipale, la PAF, les CRS, la gendarmerie et la préfecture démantèlent les camps de réfugiés à Calais. Les forces de l’ordre récupèrent tentes, couvertures, affaires personnelles des personnes déplacées.

Samedi soir, un avis d’expulsion a été installé au camp de Rue des Verrotières (environ 200 personnes y vivent), annonçant sa fermeture définitive et l’installation de clôtures/murs. Un "gros démantèlement" devrait avoir lieu dans les jours qui suivent (très probablement demain (mardi 12 mars) matin ou mercredi matin). 200 personnes se retrouvent ainsi à devoir chercher un autre endroit où s’installer. Des bus devraient être utilisés pour acheminer les personnes déplacées vers des centres d’hébergement, situés en dehors de Calais, ce qui les désavantage dans leur projet d’aller au Royaume-Uni.
D’autres, si l’on se réfère au grand démantèlement du camp de Grande Synthe qui a eu lieu en octobre, seront arbitrairement amenées au Camp de Rétention de Coquelles, de Lille, aux postes de police, déposées sur la route à quelques kilomètres de Calais. Les réfugiés se retrouvent ainsi dans une situation de vulnérabilité et de précarité encore plus grande.

Avec des bénévoles issus de différentes organisations ainsi que des militants indépendants, nous décidons de nous organiser pour dénoncer la fermeture du camp de rue des Verrotières ainsi que les violences policières qui n’ont de cesse à Calais. Utilisation abusive de gaz lacrymogène, destruction de tentes, violences (passage à tabac, chasses à l’homme...) sont aujourd’hui le quotidien des personnes déplacées. Ces pratiques violentes d’intimidation et de harcèlement doivent cesser.

Désormais nous protestons chaque matin très tôt pour montrer notre désaccord avec la politique française d’accueil des personnes déplacées. Nous faisons des sitin, des banderoles, et avons l’appui
des personnes déplacées.

Vous trouverez en pièce jointe quelques photos de nos rassemblements et des démantèlements.

Demain mardi 12 mars à 8h-8h30 aura lieu le prochain démantèlement, au cours duquel nous ferons un sitin. Nous irons probablement ensuite au centre-ville pour manifester pacifiquement devant l’hôtel de ville. Nous recommencerons tous les matins.

En espérant que vous vous joindrez à nous,


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