En 2016, une "féministe" française ordonne l’expution d’un squat à Athènes

Ariane Tapinos : Française vivant en france, directrice de la librairie Comptine à Bordeaux et propriétaire d’un petit immeuble sur la colline de Streffi Hill à Athènes, en Grèce. Le journal Sud Ouest en 2012 la qualifie : « Ariane Tapinos, libraire et féministe ».Elle a été invitée a débattre à la maison des femmes à propos des représentations de genre en 2012, elle écrit plusieurs tribunes dénonçant l’éducation genrée et la violence faite aux femmes (visibles sur le site de Citrouille Hebdo, 2013, 2014) se forgeant ainsi l’image médiatique d’une personne consciente et engagée. En septembre 2016 on pouvait trouver dans sa librairie des livres pour sensibiliser l’opinion au sort des personnes arrivant en Europe (Etenesh, l’odysée d’une migrante ou encore I’m with them, un manifeste photographique pour les réfugiés).
Athènes, 2016, depuis quelques années beaucoup de personnes arrivent par la Grèce pour gagner l’Europe occidentale mais ce printemps là les frontières terrestres au nord du pays on été fermées par les gouvernements concernés. Beaucoup de gens sont donc coincés en Grèce sans réelle solution de logement, ni possibilité de travailler. De nombreux bâtiments vides (anciens hôpitaux, anciennes écoles) sont alors squattés afin de loger au maximum de personnes car les solutions proposées par l’état ne sont pas enviables : camps mal fournis en électricité, mauvais accès à l’eau, des camps ouverts, semi-ouverts, ou fermés et gardés par des militaires. Les possibilités de visite y sont réduites ou inexistantes. En dehors des camps la possibilité d’avoir son propre appartement est distribuée au compte goutte seulement aux personnes ayant obtenu le statut de réfugiée et après un très longue procédure administrative.
Nous : un groupe de squatteuses féministes occidentales qui s’est rencontré à Athènes en 2015 et a constitué un collectif (maintenant dissous) en mixité choisie MTGIQ ayant pour but de créer des lieux de vie et d’activité en mixité choisie pour se soustraire à la violence patriarcale et pour accueillir les personnes désignées femmes, trans, lesbiennes, queer, intersexe avec ou sans papier. Nos précédents espace de mixité choisie dans des squats d’habitation mixte étaient mal perçus par nos cohabitants militants qui pensaient que la lutte féministe était une lutte annexe, allant jusqu’à fermer eux même l’un de ces espace. Nous avons alors ouvert le Women*Squat afin de ne plus dépendre de personnes qui ne nous soutient pas.
Le Women*Squat a pris possession de plusieurs appartements dans l’immeuble à moitié vide d’Ariane Tapinos sur la colline de Streffi à Athènes. Nous y avons continué les activités que nous faisions avant dans nos différents espace : accès à la douche, bouffe, discussions, hébergement, fête, atelier.
L’expulsion par surprise, à la demande d’Ariane Tapinos, a eu lieu le 16 juin 2016, 3 semaines après l’ouverture. Nous, les occupantes de ce lieu, étions pourtant en contacta vec elle et lui avions demandé de nous prévenir d’une éventuelle demande d’expulsion de sa part afin de ne pas mettre des personnes sans papier en danger (en Grèce il n’y a pas de préavis pour une expulsion). 3 personnes on été arrêtées grâce à la collaboration des voisins.
Malgres nos demandes insistante, Ariane Tapinos ne nous a pas permise de récupérer des médicaments enfermés dans la maison expulsé mettant ainsi en danger la vie de l’une d’entre nous. Nous avions aussi demandé à récupérer les affaires collectives et personnelles mais elle a ignoré notre demande et a tout fait jeté à la poubelle. Elle n’a pas voulu non plus retirer les charges retenues contre les 3 personnes arrêtées alors que l’une d’elle avait sa demande de regroupement familial en cours. Nous avons gardé une possibilité de contact permanent avec elle car au vu de la situation sociale grecque et de ses apparentes convictions politiques nous pensions pouvoir trouver une sorte d’entente avec elle mais elle n’a pas eu besoin de faire le moindre effort ou sacrifice envers nous et a pu ignorer ces situations parce que c’est une propriétaire qui a la loi de son coté. Elle nous a dénoncé et a complètement collaboré avec la police et la justice qui en ce moment fichent, emprisonnent et déportent des milliers de personnes. D’un coté, elle participe activement à l’oppression raciste et de classe en expulsant ce squat et de l’autre, elle vend les histoires des migrants et celle de la lutte contre les stéréotypes de genre dans sa librairie.

Ne l’aidons plus à s’enrichir sur des cultures qu’elle participe activement à détruire.

Nous appelons tout le monde à lutter contre l’état raciste et patriarcal et ses lois qui protègent la propriété privée, chasse les migrants, les persécutent et poursuit au nom de la bourgeoisie, des nations et des frontières.

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