Ariane Tapinos est une connasse

Ariane Tapinos est une connasse :

Fin mai 2016 on a squaté cette maison avec les copines qui venaient de se faire virer d’un squat pour cause que le women*space n’est pas assez dans les principes politique, parce que la politique c’est lancer des trucs sur des flic mais pas passer du temps entre femmes*.

On l’a occupé même si on a bien vu qu’elle n’était pas abandonnée pour longtemps.
Le premier jour ou on a occupé l’immeuble on a appelé Ariane Tapinos, la propriétaire. Cet immeuble avait déjà été visité nuitament par différentes personnes, parce que à cette période tout le monde cherchait a ouvrir des squat pour les migrants, les frontières bulgares et macédoniennes avaient été fermées quelques mois avant et beaucoup de monde était coincé en grèce. Y’avait des fenêtres cassé.

Les gens n’ont pas voulu l’occuper parce que l’apart du haut était visiblement utilisé par quelqu’un. Mais nous, comme on était dans une situation un peu dure (on était dans un autre squat ou le women*space occupait un espace ridicule et on en avait marre de dépendre de ces gros cons qui nous fatiguaient plutôt que nous aidaient a faire ce qu’on voulait faire), on avait trouvé le nom de la propriétaire et une rapide recherche sur internet nous apprend que la brave dame est française et est une sorte de figure connue dans sa ville, Bordeaux, que les journaux titrent : « Ariane Tapinos, libraire et féministe », et qu’elle donne des interview dénonçant l’éducation genrée et ce genre de truc donc on se dit « cool ça se tente, on entre, on la contact direct et y’a moyen qu’on trouve un arrangement avec elle, elle sera pas forcement super contente mais elle verra qu’on est cool puis elle est féministe donc elle appellera probablement pas les flic dans notre dos si on lui explique bien la situation » (Oui parce qu’en grèce y’a pas de procédure judiciaire avant une expulsion, la proprio appelle les flics, ils expulsent, il n’y a pas d’huissier ou de date d’expulsion, on est expulsable a tout moment.)

Donc on pense qu’il y a moyen de s’arranger, on voudrait dans l’idéal occuper toute la maison, mais comme on est aussi sympa et gentille on est prête a rester juste dans les 2 aparts du bas qui sont totalement vide et qui ont l’air d’etre en toute fin de traveaux et prets a etre loués. On est aussi prete a parler de l’eau et l’électricité s’il le faut. Une copine qui parle francais lui parle, on met le haut parleur et on enregistre. Elle se présente au nom d’un collectif féministe basé en grèce, parle de la situation des migrant, des frontières fermées, du besoin de logement, on sent qu’Ariane Tapinos ne voit pas ou on veut en venir, la copine évoque la maison, et A.T la coupe et lui dit : ma maison a été squaté ! Alors nous on se regarde toutes avec des gros yeux, c’était pas prévu qu’elle soit déjà au courant !! on a pas de scénarios pour ca alors la copine lui dit, oui ben en fait oui,euh ben euh, c’est nous. Alors A.T explose de rire et nous demande encore, c’est vous qui avez squaté la maison ? Alors on dit oui, oui c’est nous mais on veut pas que vous vous inquiétez, on est dans les parties vides, on veut trouver un arrangement avec vous, on veut être en contact.
Elle était super choquée, après avoir ri elle s’est énervée, elle nous a maudit, nous a dit que son père était mort dans cette maison qu’on était des affreuses connasse irrespectueuse et ce genre de truc... a copine lui a dit qu’elle comprenait que ce soit un choc, et lui a proposer de se rappeler plus tard. On lui dit aussi a ce moment la qu’il y aura éventuellement des personnes sans papier avec nous et que si elle décide d’appeller les flics il faudrait aussi qu’elle nous prévienne pour pas mettre ces personnes en danger de se faire choper, on lui laisse le numéro de téléphone, et elle dit qu’elle rappellera plus tard. Donc on attend on attend on attend mais elle ne nous donne plus signe de vie, alors on lui envoie un SMS lui demandant sont adresse mail pour qu’on puisse se présenter a elle de manière plus posée, si cela l’intéresse. Elle nous envoie son adresse mail et on prend ca comme un bon signe, on passe des 12 ou 14 heures suivantes a écrire une présentation incroyable, qui n’est en rien fausse mais qui est faite en termes assez journalistique dans lesquels il est difficile de se reconnaître ! Mais ca fait bien, ca fait vraiment sérieux et tout, sérieux comme quand on doit trouver un arrangement avec ce genre de personne. Elle ne nous répond pas. On attend, on attend, on a pas envie de la harceler alors on attend.

Puis la vie continue, on met des barricades la nuit, on fait la premiere semaine un morning shift qu’on abandonne assez vite pour ne pas s’épuisier. On est pas beaucoup et il y a beaucoup a faire et il fait tres tres chaud. On continue les women*café une fois par semaine, une queer party un weekend, un ou deux workshop, le tout en mixité choisit (pour faire vite : sans homme cisgenre) les gens commence a nous envoyer des femmes qui cherchent un endrois ou vivre. A propos de la propriétaire on se dit pas de nouvelle, bonne nouvelle.

A peu pres 3 semaine plus tard il y a eu une expulsion dans le quartier, en plein milieu de l’apres midi et 3 personnes on été arrétées. Quelques jours apres les gens on réoccupé la maison et il y a eu une grande émeute « en solidarité » avec le squat, mais ca a juste vidé le squat en question parce que tout le monde est allé a l’émeute et personne voulait rester pour garder la maison. Juste une fille, toute seule, sans eau courante et sans élec. Du coup on lui a ammené de l’eau et de la bouffe, paye ta solidarité on s’est dit en grognant sur les gens qui adorent aller en émeute mais moins s’occuper de l’eau et de la bouffe du squat. Je suis resté toute la nuit la bas pour pas qu’elle soit seule, puis un mec est arrivé et elle a pu aller dormir pendant qu’on continuait le shift.
L’ambiance du quartier quoi.
Le meme soir chez nous on nous avait amené une femme avec 3 de ses 5 enfants qui n’avait nulle part ou rester. Elle ne parlait pas anglais. Ils ont dormit dans la vérenda.

Et le matin les flic expulsent le women*squat. A l’intérieur les filles essayent d’appeller tout le monde, mais personne ne répond au téléphone parce que tout le monde dort puisque l’émeute a fini a 6h du matin. Apres 20mn de travail les flic passent finalement la barricade de la porte d’entrée et entrent.

Mais il n’y a plus personne parce qu’on avait prévu une voie d’échappatoire en cas d’expulsion ; Il s’agit de passer par dessus un mètre de vide entre le toit de notre immeuble et de l’immeuble voisin. Il faut faire un pont avec le corps pour faire passer les enfants. Les adultes sautent.
Le toit voisin est plus haut que le notre donc c’est assez flippant parce qu’il faut a moitié sauter-grimper avec genre 10 mètres de vide en dessous. La voie d’échappatoire continue par les escalier de services et donnent en bas dans la cour d’immeuble des voisins, et il y a un portail qui donne sur une rue ou une porte a l’intérieur d’un immeuble qui donne sur une autre rue, beaucoup plus bas parce que on est a flanc de colline.

Mais le problème c’est que y’a des flic dans la première rue, alors les filles demandent a des voisins de les cacher, mais là la voisine arrive, et on avait pas un super bon contact avec elle parce que quand la ville nous avait coupé l’électricité on s’était branché avec un long cable dans cet immeuble voisin, (celui de la voie d’échappatoire) qui etait en travaux abandonné mais elle avait vu le cable et l’avait débrancher et était venue nous crier dessus parce que c’est son immeuble vide, et elle est artiste, et trouver ce cable branché l’a fait avorter dans sa création, elle nous a demandé de ne pas la punir une seconde fois parce que la crise l’a déjà punie et qu’elle a pas les moyen de rénover cet immeuble et nous d’une manière ou d’une autre, brancher ce cable ici la puni encore une fois, puis elle nous avait dit qu’elle nous avait vues sauter d’un toit a l’autre et elle comprenait pas pourquoi alors on lui avait expliquer que si il y avait un expulsion il fallait bien qu’on puisse sortir sans tomber dans les mains des flics.

Et elle s’était outrée et nous avait dit, mais si quelqu’un tombe et se tue ce sera ma responsabilité, ha non non non vous ne pouvez pas faire ça, promettez moi que vous ne l’utiliserait pas, ce sera ma responsabilité si quelque chose arrive et je ne veut pas de ça. On a essayer de dire que si on raisonne comme ça se serait sa responsabilité si elle nous empèche de nous échapper que les flic chopent tout le monde avec les conséquences que ca peut avoir mais elle a pas comprit.
Ensuite elle nous avait parlé de la chasse au dauphins au japon et pourquoi nous étions des chasseurs de dauphins et c’était mal.

Bref. Du coup les filles sont tombées nez a nez avec elle et elle leur a dit « haaa ! je vous avez bien dit de pas utiliser ce chemin, maintenant vous allez avoir de gros problemes, de gros gros problemes », et elle a ouvert la porte au flics et leur a donné les filles et les enfants. On était vraiment dans un coin de merde avec des voisins de merde.

Ca c’est l’histoire de l’expultion.

Pendant que les filles étaient au poste, on sait qu’elle y passerons la nuit, nous qui étions dehors on a essayer de contacter A.T pour la convaincre de retirer les charges judiciaires et de nous laisser entrer de nouveau parce qu’il y a des choses qu’on devait absolument récupérer.
Une des filles venait de se faire opérer, elle avait des gros problèmes de santé et tout ses médicaments était dedans. Le matin de l’expulsion elle est sortie jeter la poubelle et quand elle est revenue les flic était partout alors elle s’est enfuie.
Elle était illégale en grèce. Il fallait qu’elle récupère ses médicament qu’elle devais prendre tout les jours suite a l’opération, puis ses vrais et faux papiers mais il y avait maintenant à la demande de la proprio deux vigiles devant la porte.

On a passé la journée à niquer notre crédit en l’appelant en france, on tombait toujours sur sa secrétaire qui nous disait qu’elle lui transmetait le message mais qu’elle n’était pas disponible pour nous parler.
On lui a envoyé un mail lui expliquant la situation, elle n’a rien fait.
On est allé voir deux fois les vigiles pour les convaincre de nous laisser prendre juste les médicaments, la fille a pleuré devant eux et leur a montré sa cicatrice sur le ventre, ils ont dit ne pas avoir la clé.

On a grimpé sur la colline pour prendre un peu de la hauteur ; il faisait très très chaud, notre copine pleurait de plus en plus de ne pas avoir ses médicament et avait des douleurs de plus en plus forte et elle disait qu’elle était prète a se donner a la police si ca pouvait changer quelque chose même si ils avaient chopé ses faux papier et qu’elle devrait ensuite aller en prison.
C’était horrible.
Et puis du haut de notre colline on avait vue sur la maison et les vigiles,
et on a vu que ces connards avait bien les clés et qu’ils s’en servait pour faire visiter la maison a leurs potes, et elle plus le temps passait plus elle avait mal.
On parlait d’entrer d’une manière ou d’une autre dans la maison.
On a imaginé appeler tout les copains émeutier casser la gueule au vigile et défoncer la porte, mais si ça ne marchait pas on était foutues parce qu’ils y aurait des flics partout et ce serait encore plus dur ensuite alors on a décider de prendre la voie d’échappatoire dans l’autre sens pour entrer de nouveau dans la maison malgré les vigiles et récupérer les médicament et si ça marchait pas, on trouverait autre chose, mais il fallait attendre la nuit sinon ca aurait été du suicide, et en même temps plus le temps passait plus notre copine pleurait de douleur. C’était horrible.

Donc on a attendu, puis on y est allé a deux, on a sauté le portail du jardin de la cour des immeuble entre deux passage de piétons dans la rue (et il a fallu faire bien gaffe que le mec qui vivait en face ne nous voile pas parce qu’il avait essayé d’appeler les flics plus tôt dans la journée quand on trainait trop autour de la maison expulsée,) on a du aussi traverser la cour de l’immeuble de la voisine collabo, on a pu monter par l’escalier de service et on a attendu un peu que les gens sur la terrasse voisine aient le dos tourné pour sauter sur la terrasse de la maison et se glisser sous le volet électrique de la baie vitrée de la vérenda.
On avait enlevé nos chaussure pour pas faire de bruit, des copains était en train de jouer au basket devant les vigiles et nous aurait prévenu par téléphone de tout mouvement suspect de leur part. On avait des lampes de poches avec une lumière rouge enroulé dans nos manches en mode cambriolage.

On a récupérées des papiers, des documents, les médicaments, le chat, de l’argent, des affaires personnelles, des outils, puis refait le chemin dans l’autre sens.
Les vigiles et les voisins ont rien remarqués a notre premier passage alors on a refait un aller retour de plus pour prendre le maximum de truc, mais les vrais et faux papier de notre amie avait déjà disparu, pris par les flics pendant l’expulsion.

Le lendemain matin on a vu les flics entrer et fouiller la maison.

Le procès le lendemain a été repoussé et les filles ont été libérées, et ça nous a donné l’occasion de rencontré R, la représentente légale de A.T. avec qui on avait eu quelques contact pas tres amicaux au début de l’occupation et qui allait maintenant venir témoigner contre les filles a tout les procès qui suivrons.
Elle nous a dit qu’elle allait toute les semaines au camp d’Ellenico et que les gens y était bien traités, et vivaient dans de bonne conditions, et que l’état prenaient soin d’eux, et qu’il y avait des institution pour prendre soin des femmes en grèce si elle avait besoin et qu’on ne devait pas ouvrir de squat etc etc.
C’était impossible de parler avec elle parce qu’elle nous parlait toujours de la loi des institutions et de l’état, et de l’importance du respect des loi afin que les institutions puissent fonctionner pour le bien de tous.
Le procès a été repoussé a 10 jours plus tard. On l’a revue donc a la cour et on lui a demandé s’il était possible récupérer nos affaires qui était encore dans la maison, mais elle nous a dit qu’elles avaient tout jeté, avec un air de victoire et de supériorité insupportable.
Cette connasse était là en train de nous dire que l’état prenait soin des gens et qu’elle avait jeté toutes nos affaire personnelles par pure méchanceté et on était au milieu des bâtiments de la cour de justice avec une méchante envie de lui coller un poing dans la gueule mais elle était ici chez elle et nous on a du ravaler notre colère.

Le procès a été repoussé de plusieurs mois, heureusement parce que la défence des filles n’était pas prête du tout.
Il faisait une chaleur insupportable depuis l’expulsion mais ce soir là il y a eu un orage de grèle.

Le procès a été repoussé encore et encore, pendant 7 mois et A.T n’a rien fait pour retirer les charges, une amie en france l’avait pourtant appelé en lui expliquant en particulier la situation de la mère de 5 enfant en attende de regroupement familial mais elle n’a rien voulu faire.

En france je suis allée en septembre 2016 dans cette librairie dont elle est la directrice, et il y a un livre de photo de réfugiés ( « I am with them, manifeste photographique pour les réfugiés ») avec une rapide description de leurs histoires pour sensibiliser l’opinion publique et une BD, « Etenesh, l’Odyssée d’une migrante ». C’est l’histoire de deux ans de voyage d’une femme qui traverse le désert, les camps militaires les prisons et les trafiquant d’humains pour arriver finalement en europe.
C’est très dur et fait pleurer de rage et de douleur plus d’une fois, si on a un peu d’empatie. Sous les ressorts narratifs du récit il y a de l’histoire, de la géo-politique, la finance, le sexisme, le racisme, le climat, et autres, parce que n’oublions pas, c’est une histoire vraie.

Donc voilà, Ariane Tapinos, propriétaire de cette putain de librairie en centre ville chic de Bordeaux vend ce livre et cette histoire. Etenesh l’héroine, arrive finalement sur l’ile de Lampeduza au sud de l’Italie et la BD s’arète là comme si l’ « odyssée » était terminée, comme si arrivée en europe il n’y avait plus rien a dire. Voilà, elle est sauvée de ces peuples barbares qui l’ont esclavagisée emprisonnée violée, maintenant elle est en europe elle a galéré mais elle a réussit et l’histoire s’arrète la. En fait la suite de l’histoire ca aurait été qu’elle serait allée vivre dans un squat, et que le squat serait expulsé un jour puis elle aurait été trainée en justice ou empêchée de récupérer ses médicaments.
Mais elle ne vend pas d’histoire comme ça dans la librairie elle préfère les drames lointain et ne pas parler de ce qui se passe ici, parce qu’il faudrait dire qu’on a été expulsées de cette maison a sa demande sans qu’elle ne nous ai prévenue, qu’elle nous a délibérément données à la police sans se soucier des conséquences pour nous, matérielles ou judiciaire (mettant en danger certaines demande d’asile ou de regroupement familial, ou risquant l’emprisonnement et la déportation au motif d’être entrée illégalement sur le territoire grec).

Il faudrait aussi dire qu’elle a mis directement la vie de quelqu’un en danger en bloquant l’accès au médicaments, puis parler aussi de cette stupide revanche de jeter les affaires des gens juste comme ca, parce que c’est facile de le faire et qu’il fallait encore nous punir.
C’est pas une assez bonne histoire ca ?
Les illustrations sont pas assez soignées ?
Ou c’est qu’on préfère ne pas regarder la merde qu’il y a sous le tapis.

Après 7 mois de profond silence méditatif sur la question des charges qu’elle devrait retirer, le procès a finalement eu lieu.
Une personne a été innocentée, une autre a eu 10 mois de sursis et une autre 14 mois de sursis.
Elles ont fait appel et le procès a été programmé pour dans 3 ans.

La motivation principale d’Ariane Tapinos est soit disant familiale : cet immeuble était a son père qu’elle aimait vraiment beaucoup et qui y est mort et elle y venait en vacance avec ses enfants une fois par an, et cela pèse plus lourd dans la balance que nos vie et celles de nos compagnes, qui sont un bon fond de commerce pour une librairie mais pas vraiment une raison suffisante pour lâcher l’héritage familial.

C’est joli de raconter comme les gens galèrent, on fait de belles histoires, ont fait de belles images mais ces histoires ne sont pas juste des truc qui flottent dans l’air elles sont réelles et si pour les
autres elles sont justes des histoires, pour celles concernées elle sont juste la vie quotidienne.

C’est une revanche qu’Ariane Tapinos a pris contre nous, sans même prendre la peine de répondre a nos appel ou nos mails, à distance, sans se déplacer pour nous rencontrer au procès, étant représentée aux audiences par R qui vit à athènes dont nous avons pu constaté la hargne et le désir sincère et violent noues voir punies par la loi pour ce que nous avons fait de mal.

Alors qu’il faut dire que l’histoire aurait pu se terminer simplement une fois la maison expulsé et rendue a sa propriétaire. On rend la maison, elle rends les affaires, on rend la propriété privée elle retire les charges, mais non. Elle est maintenant loué a très bas pris pour éviter que d’autres vilaines personnes l’occupe de nouveau.
Entre le loyer et les odyssées de toutes ces pauvres gens dont nous feront de belles éditions illustrées, tout est bon pour lui faire de l’argent.

On a sans arrêt essayer de trouver des arrangement pour la situation de la maison, puis après l’expulsion pour les médicaments, les affaires, puis pour les charges judiciaires.
On l’a mise au courant de la situation personnelle de certaines d’entre nous qui habitait là.
Mais elle n’a pas besoin de se justifier de s’expliquer ou de faire le moindre effort ou sacrifice parce que c’est une bourgeoise qui a la loi de son coté.

Elle nous a dénoncées et a complètement collaborée avec la police et la justice qui en ce moment fichent emprisonnent et déportent des millier de personnes et le pire c’est qu’elle que d’un coté elle participe activement à l’oppression raciste d’un autre coté les histoires tragique des migrants sont une partie de son fond de commerce.

Elle tire tout les profit possible de la répression, elle ne peut pas se revendiquer « féministe » ou même juste « sympa » après tout ça.

Donc voilà pourquoi Ariane Tapinos est une connasse.

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