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Violences policières, violences d’Etat, crimes d’Etat… La révolte est un droit ! Libérons Georges Abdallah !

Violences policières, violences d’Etat, crimes d’Etat…
La révolte est un droit ! Libérons Georges Abdallah !

« Et tout le monde déteste la police ! Et tout le monde déteste la police ! ». Qui n’a pas entendu scander ce mot d’ordre en manifestations, rassemblements, occupations, lors des confrontations en tête de cortège, lors des charges aveugles des voltigeurs ou bien même lors de manifestations entières nassées par des cordons sur trois lignes de CRS surarmés et sur les dents.

C’est que depuis toujours mais bien nettement aussi depuis les manifestations sur la loi travail, la violence policière se déchaine à tout va et a carte blanche pour aller « casser du manifestant ». Les gilets jaunes ont subi de plein fouet ce déferlement des violences policières à tout va lors de manifestations qui avaient tout l’air de terrains d’entraînement militaire des milices armés de l’Etat où tous les coups ont été permis, toutes les armes portées, toutes les provocations et infiltrations à la Benalla permises et où ont été justifiées, légitimées, absoutes, bénies, voire même réfutées et niées (rappelons-nous de Christophe Castaner), toutes ces violences policières conduisant jusqu’aux amputations, éborgnements, crânes fracturés, brûlures de tout à chacun. Actes après actes, s’est jouée la même partition, en crescendo, pour une violence toujours plus affirmée : à coup de matraques, de gaz lacrymo et de LBD en pleine face de 7 ans à 77 ans sur le « terrain des opérations » mais aussi de gardes à vue prolongées, de fichages, de comparutions immédiates, de sursis et de « fermes » et d’amendes assassines ; le tout accompagné naturellement d’une diffusion en boucles de « cet engrenage des violences » sur tous les plateaux du 20h non pas pour donner à voir et témoigner mais banaliser l’insoutenable, justifier l’injustifiable et condamner d’une seule voix le « recours excessif de la violence par les casseurs » à coup de « commentaires d’expert » de ces chiens de garde de la parole de leur maître que sont les médias mainstream.

Aujourd’hui encore, manif après manif, « tout le monde déteste la police » ; ce cri s’élève, tonne d’une seule voix et s’affirme avec rage et détermination jusque dans le face à face direct des têtes de cortège. Ce cri – longtemps poussé seulement par les avant-postes de la répression policière que sont les quartiers populaires – est désormais largement partagé et participe à faire bloc quand la répression s’abat. Par-là s’entend à qui veut bien l’entendre une conscience collective en germe, héritière des confrontations et des luttes passées où déjà s’affirmait que « l’union fait la force », que « la barricade n’a que deux côtés » et que la police bien loin d’être seulement « de proximité » est avant tout « la milice du capital » et le bras armé de l’Etat, dont la seule fonction est non pas « le maintien de l’ordre » mais le maintien d’un seul ordre d’un seul donneur d’ordre : celui des intérêts de la classe des dominants.

Les violences policières qui se déploient au quotidien dans les quartiers populaires et ponctuellement lors des luttes sociales et revendicatives ne sont pas des « dérapages ponctuels » mais elles participent bien au maintien du système en place quand les contradictions s’aiguisent et que les révoltes grondent. Elles sont une des expressions visibles et manifestes des violences qu’exerce l’Etat au quotidien dans cette lutte des classes qui se joue pour maintenir le pouvoir en place et préserver les intérêts de la classe bourgeoise qu’il représente. Elles sont une des expressions visibles et manifestes de cette violence d’Etat intrinsèque au capitalisme qui, de par la nature même du système, ne peut conduire qu’à toujours plus d’exploitation du camp du travail au profit de celui du capital.
Or qui dit oppression, dit résistance. Souvenons-nous : « qui sème la misère récolte la colère ! » Cette résistance est un droit dont les peuples en lutte se sont saisis à chaque grand jalon émancipateur de l’Histoire contre la barbarie du colonialisme, de l’impérialisme, du capitalisme et de toutes les formes de fascisme. Et aujourd’hui encore, face à toutes ces oppressions qui perdurent, « on a raison de se révolter » de Paris à Gaza, d’Athènes à Jénine, de Londres à Lima, de Turin à Santiago, de Beyrouth à Khartoum, d’Alger à Quito et partout ailleurs dans le monde contre l’occupation coloniale, le repartage du monde et le pillage des ressources ; contre les diktats du FMI, la casse des acquis sociaux et des services publics au profit des capitalisations et des privatisations ; contre l’augmentation du coût de la vie et des superprofits, des inégalités sociales et de la misère ; contre leurs guerres et nos morts…
Cette résistance a et aura à affronter de plein fouet toutes les violences d’Etat : politique, économique, sociale, militaire, policière et judiciaire ; mais elle devra aussi tôt ou tard réclamer des comptes pour tous les crimes d’Etat commis lors d’interpellations, de manifestations, de soulèvements, de révoltes et aussi pour tous ceux qui, pour fuir ces barbaries, sont chaque jour poussés sur les routes de l’exode et n’en réchappent pas ou sont jetés en pâture sur le marché du travail des sans-papiers, sans droit ni loi, et corvéables à merci de cet esclavage moderne.

Aujourd’hui partout dans le monde et aussi en France, les lignes se durcissent et les contradictions s’aiguisent. Les fascismes de tous ordres, certes, montent en puissance et sont au cœur même du pouvoir mais en même temps, dans et par la lutte, les consciences d’un autre monde nécessaire se forgent. Face aux violences d’Etat est désormais opposée une violence de classe, révolutionnaire clamée dans tous les cortèges : « La bourgeoisie ne comprend qu’un seul langage : grève, blocage et sabotage ! » et cette violence s’applique désormais dans tous les secteurs de la société : des luttes écologistes jusqu’aux luttes autonomes d’autogestion en passant par les luttes des travailleurs. La lutte des classes est révolutionnaire : le peuple, les peuples en lutte le savent tout comme l’Etat qui, pour tenir, durcit son oppression et sa répression.

« Le Capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à toutes celles et ceux qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions ! ». Cette citation est celle de l’un d’entre nous, celle d’un résistant combattant qui a engagé toute sa vie dans cette lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, pour la juste et héroïque lutte de libération nationale du peuple palestinien contre l’occupant sioniste et en soutien à l’émancipation de tous les peuples et nations opprimées : ce résistant révolutionnaire, internationaliste est Georges Abdallah. Et tout comme son engagement conjugue en lui toutes les luttes de résistance, Georges Abdallah est aussi un symbole de ce qu’est la violence d’Etat, de ce que sont les crimes d’Etat. Ce combattant communiste, notre camarade, est aux mains de l’ennemi, de l’Etat français, depuis maintenant plus de 38 ans : il est incarcéré en France depuis 1984 et pourtant libérable depuis 1999. Et alors que les tribunaux français ont ordonné à deux reprises sa libération, l’Etat continue à le maintenir en détention en refusant, par l’entremise de son ministre de l’intérieur, de signer l’avis d’expulsion qui conditionne sa libération. Et pour autant, Georges Abdallah fait face : il n’a jamais rien renié de ses engagements et démontre jour après jour que l’important est de ne pas se rendre mais de résister !

Certainement vous n’êtes pas sans savoir que réfléchir ensemble Camarades, dans la diversité de l’engagement, aux initiatives appropriées au changement du rapport de force en faveur de la libération des prisonniers révolutionnaires, ici en France ou ailleurs, ne prend son plein sens que dans la mesure où on amorce la réflexion quant à la dynamique globale de la lutte en cours, cette lutte que l’on voit fleurir un peu partout ces derniers temps, à travers des mouvements de masses populaires d’une ampleur sans précédent. (…) C’est dans le processus de la lutte que se construit l’identité de la classe et que se précise son rôle politique. (Georges Abdallah)

Georges Abdallah est de nos luttes ! Nous sommes de son combat ! Et parce que Georges Abdallah n’est plus seulement un symbole pour les révolutionnaires à travers le monde mais bien un symbole de la résistance unanimement reconnu, nous appelons tous ceux qui s’inscrivent dans ce camp de la résistance à s’emparer aussi du combat de sa libération pour intensifier le rapport de force politique et faire en sorte que son incarcération commence à peser plus lourd que les possibles menaces inhérentes à sa libération.

La solidarité, toute la solidarité avec les prolétaires en lutte !

Honneur aux martyrs et aux masses populaires en lutte !

A bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

On a raison de se révolter ! Libérez Georges Abdallah !

Paris, le 15 mars 2023

Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah

Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

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