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A ceux qui se croient rouges

Avant-propos (décembre 2021)

La question que posent les controverses autour des traitements précoces ne se réduit pas à une opposition entre vraie science et charlatanisme, ou bien entre complotisme et anti-complotisme. La question est plutôt de comprendre pourquoi, en cas d’épidémie, la vaccination est préférée de façon structurelle par les formes sociales dans lesquelles nous sommes pris, dans cette situation marquée par l’urgence, et qui définissent certaines limites à l’action collective. Tout n’est pas réalisable dans des conditions sociales et politiques données. Ainsi, les stratégies sanitaires alternatives à la vaccination de masse ne sont pas tant déjouées volontairement, que rendue inefficaces au sens plein du terme, parce que ce sont les attentes sociales largement majoritaires et les possibilité d’agir par le haut (par l’Etat) qui définissent ce qui peut être efficace, et en creux également, ce qui ne peut l’être. Si on observe que les controverses ne sont jamais closes, ce n’est pas tant pour des enjeux portant sur une efficacité ou une réalité en soi, mais parce que, pour des raisons sociales et historiques, une pluralité de réponses sanitaires n’aura pas été possible. Au lieu d’en analyser les raisons historiquement spécifiques, les controverses se perdent dans les débats scientifiques qui ne peuvent jamais s’arrêter autrement que par des arguments d’autorité (dans le meilleur des cas), car ces débats et la forme même du savoir scientifique n’ont pas le pouvoir de justifier ou de démontrer la pluralité de perspectives d’actions en direction de la santé. Par rapport à la première version de ce texte, nous avons supprimé les références qui encourageaient le lecteur réticent au pluralisme sanitaire à y voir des moyens de réfuter une prétendue attaque envers la vaccination, qui serait le but caché du texte.

Notre texte avait précisément pour but d’encourager à comprendre de quoi est faite une politique sanitaire face à une situation épidémique, en prenant en compte le fait que celle-ci est déléguée à des institutions, dont l’existence est bien plus déterminante que l’existence ou non de façons de soigner les malades autrement que par des vaccins. Ce que le complotisme comme l’anti-complotisme occultent de la même manière, c’est que la vérité n’a aucune force sociale intrinsèque, et qu’elle n’est pas unique. Comme le montre la façon dont la population a refusé la vaccination en Guadeloupe, un traitement vaccinal qui vient à contrecarrer une société, de par les représentations qui lui sont associées, échoue à devenir une thérapie quand bien même la vaccination aurait permis d’éviter des morts [1]. En métropole, notre situation est exactement inverse, puisque ce sont toutes les alternatives à la vaccination de masse qui ont été disqualifiées. Les enjeux ne portent pas tant sur l’efficacité des traitements que sur l’identité et les valeurs des protagonistes, et pour les conserver, beaucoup sont prêts à refuser la possibilité même que tel ou tel traitement puisse avoir une efficacité réelle, comme si de mauvaises intentions se cachaient derrière - alors que l’on parle bien de soin. Comme quoi, en matière de soin, le soit-disant complotisme n’est que le vocable pour disqualifier chez les autres ce qui est pourtant vrai pour soi également : la confiance envers un traitement est inséparable d’une confiance envers les institutions qui le soutiennent, fussent-elles réduites à la vision surannée d’une science qui flotterait au-dessus du rapport social, dont finalement les uns et les autres se réclament. Les raisons qui pourraient expliquer que notre société soit à ce point incapable de pluralisme sanitaire restent, pour nous, à éclaircir. Il n’en reste pas moins que si le vaccin n’est pas pourri, la société qui l’a produire l’est, assurément, et que les choses ne pourront en rester là.

*

Depuis le mouvement contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale, une série de textes est parue sur Rebellyon se positionnant explicitement contre ce mouvement [2]. Tous ces textes ont en commun de pointer du doigt ce mouvement, à cause du fait que s’opposer à l’obligation vaccinale n’a pas de sens politique à gauche, au motif que se faire vacciner constitue un acte de solidarité envers les plus faibles. Pour ces auteurs, revendiquer le droit de ne pas se faire vacciner, c’est ainsi seulement défendre sa liberté individuelle, égoïstement.

Ces textes ont également en commun de ne pas du tout s’intéresser aux vaccins en question, qui vont obligatoirement avec le pass sanitaire puisque ce sont les seuls disponibles [3] pour bien les distinguer des vaccins classiques. S’ils avaient tenté, ne serait-ce qu’un peu, d’ouvrir la boîte noire que constituent ces vaccins, il aurait été moins facile de déverser autant de mépris sur ce mouvement d’opposition populaire au pass sanitaire. Il y a en effet un grand décalage entre les représentations les plus courantes et les plus légitimes de ce qu’est un vaccin (à savoir, LA solution pour éradiquer des épidémies au niveau d’une population), et la réalité protéiforme des vaccins, dont l’efficacité est très variable, même si le principe logique reste identique (stimuler, par l’injection d’un produit, le système immunitaire contre un agent infectieux particulier).

C’est bien-sûr avec ces représentations idéalisées des vaccins que jouent les Etats pour déployer des politiques sanitaires dont l’acceptabilité est acquise pour une majorité de la population, ce qui a le mérite d’apporter un certain confort puisque l’on peut faire confiance à une solution technique qui paraît robuste et qui n’a pas à être remise en cause.

A noter toutefois que cette majorité acquise à la vaccination est plus faible qu’au début des années 2000 et que l’opinion a été sensible aux échecs (voir le cas de la grippe A(H1N1) [4] en 2009) ou controverses (voir le cas de l’hépatite B [5]) relatives aux campagnes de vaccinations de l’État depuis les années 2000. Ainsi, de 2005 à 2010, l’adhésion à la vaccination parmi la population a diminué de 90 % à 61 % [6]. Ce manque de confiance envers les campagnes de vaccination dans la population est peut-être ce qui a incité le gouvernement à instaurer en juillet 2021 un pass sanitaire, dont le propre est de gêner la vie quotidienne de la population non vaccinée, afin d’inciter l’ensemble de la population à la vaccination sans la rendre obligatoire formellement. A ceci s’ajoute une obligation vaccinale d’un nombre important de professions, celles où le pass sanitaire est demandé aux usagers ou clients, le personnel médical, les aides à domicile, les pompiers, les étudiants en santé, le personnel de transport sanitaire, les médecins libéraux et leurs salariés.

Il faut d’ailleurs noter que la question elle-même de l’adhésion à la " vaccination en général " n’est pas neutre. Elle banalise un débat de type tout ou rien " pour ou contre la vaccination ", ce qui a pour effet de gommer l’existence d’une " critique conditionnelle " [7], qui peut être centrée sur certains vaccins seulement, ou bien certaines façons de le produire ou de l’utiliser, et non sur le principe de la vaccination en tant que telle. En creux, elle produit un stigmate spécifique délégitimant toute personne refusant de se faire vacciner. Cela a pour effet de maintenir bien fermée la boîte noire des différentes stratégies vaccinales possibles, qui ne consistent pas forcément à vacciner toute la population. Par exemple, le vaccin contre la grippe est préconisé pour les personnes les plus à risques de faire des complications, ces personnes à risques étant d’ailleurs les mêmes que pour la covid-19 [8].

D’un côté, une bonne partie de la population souhaite comprendre de quoi il retourne et n’a pas une confiance aveugle envers les campagnes de vaccination de l’État. D’un autre côté, rien n’est fait pour favoriser cette compréhension du bien-fondé d’une vaccination de l’ensemble de la population par les vaccins génétiques (puisqu’aucun autre type de vaccin n’est proposé), dans le contexte actuel d’une épidémie du variant delta de la covid-19.

C’est que, comprendre ces vaccins, c’est soit risquer de tomber du côté obscur de la force complotiste, et ainsi dégringoler dans l’échelle de la respectabilité sociale, soit risquer d’y passer un certain temps avant d’arriver à une quelconque conviction, surtout sans un minimum de méthodologie. En l’occurrence, pour ne pas se perdre en route, on ne peut ni considérer la science comme neutre politiquement, ni la réduire à de la politique.

Soyons clair :la vaccination est la solution la plus pertinente du point de vue des Etats. Quand bien même son efficacité est limitée et loin d’être parfaite [9], la simplicité de cet outil de gestion de santé publique n’arrive pas à la cheville de n’importe quelle autre politique sanitaire, que d’autres acteurs moins impotents pourraient vouloir déployer face à une épidémie. Résumons le déroulé de cette politique : un virus inconnu de la science débarque, les premiers Etats exposés -en premier lieu la Chine- confinent chez elle la population, les malades en état critique viennent mourir dans des hôpitaux rapidement saturés. Une telle situation est évidemment propice à l’arrivée sur le marché de vaccins qui viendront ralentir voire stopper l’épidémie. Des milliards de doses de vaccins finiront par être commandés par les Etats les plus riches. Il faut bien comprendre que le degré d’efficacité des vaccins importent peu, car ce qui est visé c’est un pilotage par l’État de la santé publique. La demande sociale n’est pas tant de disposer d’un vaccin, que de bénéficier d’une prise en charge des malades de façon à réduire les risques de mortalité et de séquelles. Or, quand toutes les solutions de prise en charge et d’accès aux soins n’ont pas été tentées, on ne peut pas être surpris de constater que l’obligation vaccinale suscite de fortes oppositions.

A l’inverse, il est plus surprenant de lire des articles, comme " Tout ce qui bouge n’est pas rouge " [10] ou " Licence, liberté et vaccination " [11], avalisant une politique sanitaire catastrophique [12], non pas en raison de caractère inconnu de la maladie, mais en raison du fait que l’État s’est arrogé le monopole de la réponse sanitaire à cette épidémie - évidence que l’on aurait cru pouvoir être contestée de la part de groupes ou personnes se réclamant de la tradition anarchiste. Tout autre organisation sociale et politique aurait permis, non pas de rejeter en bloc le vaccin comme réponse sanitaire, mais de l’articuler à un éventail bien plus large de réponses, tant techniques que sociales. A travers l’opposition au pass sanitaire et à l’obligation vaccinale, c’est bien l’État qui est directement critiqué. Pour le saisir, il ne suffit pas de brandir la Science avec un S majuscule comme ultime rempart face à la panique morale, celle qui a saisi la bien-pensance de gauche, face à une contestation de la Science officielle d’État qui ose s’afficher publiquement en manifestation chaque samedi. Il faut analyser en quoi les Etats participent directement, face à l’épidémie, d’une fuite en avant dont l’obligation vaccinale est la suite logique.

Bien loin d’avoir été incohérents dans leurs politiques sanitaires, les Etats ont fait ce qu’il y avait à faire en acceptant de ne traiter qu’avec les macro-acteurs capitalistes compatibles avec la taille du cheptel que les Etats administrent. Cela entraîne une disqualification de toutes les réponses qui ne peuvent avoir la même puissance d’action : les médecins de ville souhaitant traiter les malades en phase précoce avec autre chose que du doliprane [13], ou bien se rendre disponibles eux ou leur matériel pour renforcer l’action des hôpitaux [14], les hôpitaux de province n’entrant pas dans la ligne nationale, sans même parler des formes de soin les plus hors pistes par rapport à la médecine d’État remboursée par la sécurité sociale. Notons que la prescription de traitement par les médecins n’est pas sans risque juridique pour le médecin [15], et qu’il en est de même pour l’État dans sa politique de vaccination [16].

L’action sanitaire de l’État a sa rationalité et son efficacité propre, dans le sens où elle reproduit l’État, en même temps qu’elle tente de soigner les gens et de minimiser le nombre de morts. Son mode d’action, ses buts et ses orientations, son efficacité, est tributaire de l’intérêt propre à l’État de se maintenir en tant qu’institution profondément et intrinsèquement reliée à la dynamique capitaliste.

Il n’est toutefois pas difficile d’imaginer comment aurait réagi une autre forme d’organisation politique face à un virus inconnu, dont le but n’aurait pas été de conserver un statut quo sociétal, mais de s’appuyer et de développer l’autonomie des personnes [17]. Une telle " politique sanitaire par le bas " aurait, face à l’inconnu, évité de déployer à une large échelle des formes médicamenteuses inédites et incomplètement testées, sans toutefois se priver des ces nouveaux médicaments dans les cas les plus graves faute d’alternatives. A côté de cela, on se serait autorisés à expérimenter sur le terrain, des traitements précoces et divers, au cas par cas et fondés sur l’observation des patients, à partir des connaissances existantes, à inclure la populations et les malades dans les approches de soin, soit l’inverse d’une conception autoritaire et descendante du soin que l’on connaît malheureusement trop bien, et pas seulement depuis le covid-19.

C’est un des sens possibles du mouvement social contre le pass sanitaire que d’affirmer le besoin d’une réappropriation des pratiques de soin en lien avec les questions environnementales et sociales.

A l’inverse, les Etats sont en train, désormais, de se constituer comme le principal obstacle à l’émancipation et à la bonne santé des populations. Les Etats en effet maintiennent les conditions par lesquelles les maladies environnementales [18] se développent à grande vitesse depuis des décennies, soit une augmentation des cancers [19], des maladies cardiovasculaires, des troubles neuro-développementaux, de l’obésité [20], du diabète de type 2, tout cela aboutissant à une plus grande vulnérabilité aux nouveaux virus, dont le covid-19. Ces maladies chroniques [21] sont les fameuses " comorbidités " de la covid-19 dont l’origine n’est pas infectieuse, mais environnementale et donc sociale, institutionnelle.

L’État est donc cohérent dans sa politique sanitaire, qui est le pendant de sa politique générale privilégiant l’économie sur la santé [22]. Elle consiste d’une part à maintenir intactes les causes de la vulnérabilité des populations face aux agents infectieux, et d’autre part à traiter en aval cette vulnérabilité par une vaccination de masse, qu’il faudra renouveler à chaque nouvelle épidémie ou nouveaux variants.

03/09/2021

PS : les illustrations sont tirées de la page mèmes about to grand remplacer la bourgeoisie

Notes

[1Stéphanie Mulot, "Sur le refus de la vaccination contre le Covid-19 en Guadeloupe", AOC, 3/11/2021

[2Tout ce qui bouge n’est pas rouge ", 19/07/2021 https://rebellyon.info/Politique-sanitaire-anticovid-tout-ce-qui-23263 ; " Licence, liberté et vaccination " , 11/08/2021, https://rebellyon.info/article23302-23302 .

[3Les vaccins génétiques ont ceci de particulier qu’ils conduisent à introduire une partie du matériel génétique du virus, de façon à ce que les cellules du corps humains fabriquent un constituant du virus (la protéine spike), afin de déclencher une réponse immunitaire contre le virus. Les vaccins classiques consistent à injecter le virus entier désactivé ou bien une protéine constitutive du virus, ou un fragment de cette protéine.

[4Au début de l’été 2009, l’État français commande 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A(H1N1) en vue de vacciner 70 % de la population avec 2 doses. Cette campagne sera finalement un cuisant échec, avec seulement 7,9 % de la population choisissant de se faire vacciner. " Cette annonce [au début de juillet 2009] tombe à un moment où émergent des critiques publiques de la " sur-réaction " gouvernementale et où l’idée que cette grippe serait finalement peu létale commence à s’affirmer. D’autres critiques se font jour durant l’été mais c’est véritablement après la présentation du dispositif concret de vaccination à la fin du mois d’août et l’arrivée de la rentrée qu’une large controverse apparaît dans les médias au sujet de cette campagne de vaccination. Les mois précédents le début de la campagne (le 20 octobre pour les groupes prioritaires et le 12 novembre pour le reste de la population) seront marqués par la succession des critiques portant, entre autres, sur la faible dangerosité de cette grippe, sur le manque de transparence dans l’achat des vaccins, sur la communication alarmiste du gouvernement, sur les liens d’intérêts de certains conseillers de la ministre de la Santé, et, enfin, sur la sécurité de ce vaccin. " Cf. Ward Jeremy K, " La critique vaccinale au temps du vaccin contre la grippe A(H1N1). Comparer les comparaisons ", Sciences sociales et santé, 2017/4 (Vol. 35) URL : https://www.cairn.info/revue-sciences-sociales-et-sante-2017-4-page-37.htm

[5Pillayre Héloïse, " Les victimes confrontées à l’incertitude scientifique et à sa traduction juridique : le cas du vaccin contre l’hépatite B ", Droit et société, 2014/1 (n° 86) URL : https://www.cairn.info/revue-droit-et-societe1-2014-1-page-33.htm
" Le premier vaccin contre l’hépatite B, maladie responsable à terme de pathologies graves dont la cirrhose et le cancer du foie, a été mis au point en 1976. Au départ destiné à une vaccination ciblée sur les groupes à risques, celui-ci a peu à peu fait l’objet d’une vaccination généralisée, à la fois sous l’impulsion de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, jusqu’à l’organisation d’une campagne de communication massive pour la vaccination dans les années 1993-1994. La campagne marque tellement les esprits que nombre de personnes qui n’étaient pas comptabilisées à l’origine dans les cibles (adolescents, nourrissons), optent pourtant pour la vaccination. Cela a pour conséquence immédiate que, fin 1997, 20 millions de Français sont vaccinés.En janvier 1995, la vaccination contre l’hépatite B est inscrite au calendrier vaccinal 18. Plusieurs critiques ont été adres-sées a posteriori à cette campagne de communication 19, et notamment autour des exagérations auxquelles elle a donné lieu. Elles concernent en premier lieu le nombre sde victimes attribuées au virus de l’hépatite B ainsi que des contre-vérités sur les modes de transmission.
En juin 1994, suite à plusieurs notifications d’atteintes démyélinisantes 20 après vaccination anti-hépatite B, une première enquête de pharmacovigilance est mise en place à l’Agence du médicament. En effet, plusieurs cas de scléroses en plaques et d’autres types d’affections semblent avoir été enregistrés dans la population suite à une vaccination contre l’hépatite B. En mars 2001, on compte 862 notifications d’atteintes neurologiques susceptibles d’être attribuées à la vaccination. Parmi ces atteintes, la plus fréquente, la sclérose en plaques (SEP), est une maladie inflammatoire démyélinisante du système nerveux central, évoluant de manière imprévisible, pouvant conduire en certains cas à la paralysie ou à la mort. Ses causes sont mal connues, les scientifiques mettant notamment en avant la prévalence de facteurs génétiques et environnementaux. Dans la mesure où l’on ne dispose pas de données épidémiologiques fiables sur la sclérose en plaques, il est impossible d’observer ou non une augmentation de la survenue de cette affection dans la population. Le vaccin est également soupçonné de provoquer d’autres maladies dé-myélinisantes, parmi lesquelles la sclérose latérale amyotrophique, qui se caracté-rise par l’installation d’une paralysie progressive provoquant la mort du patient en deux ou trois ans, et la myofasciite à macrophages, qui provoque principalement des douleurs musculaires et une importante fatigue. Face à ces questions, les scientifiques, et plus particulièrement les épidémiologistes, sont indécis et apportent des réponses divergentes. "

[6Cité dans " L’engagement des médecins généralistes français dans la vaccination ", Santé publique, 2016/1 vol. 28. https://www.cairn.info/revue-sante-publique-2016-1-page-19.htm

[7Cf. Ward Jeremy K, " La critique vaccinale au temps du vaccin contre la grippe A(H1N1). Comparer les comparaisons ", précédemment cité.

[8https://www.onpp.fr/communication/actualites/actualites-ordinales/strategie-de-vaccination-contre-la-grippe.html
Pour une vulgarisation de fonctionnement des vaccins contre les grippes saisonnière, voir l’émission " C’est pas sorcier. Grippes, virus sous surveillance ", 2006, https://www.youtube.com/watch?v=k9U-vSZnOyQ

[9Chose qui apparaît, quoique de façon euphémisée, dans les médias les plus légitimes. On pourra consulter par exemple cet article de Libération qui entend défendre les vaccins contre la covid-19, tout en avouant en conclusion la part d’inconnue qui subsiste quant à leur efficacité en matière de ralentissement de la transmission du virus quand il s’agit de formes asymptomatiques : " CheckNews. Les personnes vaccinées infectées par le variant delta transmettent-elles plus le virus que les non-vaccinées ? ", Libération, 3/8/2021, https://www.liberation.fr/checknews/est-il-vrai-que-les-personnes-vaccinees-infectees-par-le-variant-delta-transmettent-plus-facilement-le-virus-que-les-non-vaccinees-20210803_5MRNL7OPBVG2DDMQ2PO56VPOCI/
En dehors du fait que les personnes vaccinées peuvent être infectées et transmettre le virus à d’autres personnes -à une hauteur que l’on ignore concernant les modes de transmission asymptomatiques- d’autres points de faiblesse de ces vaccins sont :la baisse de leur efficacité dans le temps obligeant à renouveler périodiquement les injections, ou encore le décalage temporel entre le moment de leur mise en point et le moment où ils sont déployés, alors que de nouveaux variants apparaissent entre temps, pour lesquels le vaccin initial est moins efficace.
Enfin, une partie des personnes immunodéprimés (25%) ne développent pas d’anti-corps même après 3 doses du vaccin ; cela représenterait une population de 130 000 personnes en France : " la Haute autorité de santé explique que selon "des données récentes", "environ 25% des personnes immunodéprimées suite à une greffe ou à une leucémie lymphoïde chronique n’ont toujours pas d’anticorps détectables après la troisième dose" de vaccin. ", " On estime qu’en France, 130 000 patients immunodéprimés sont non-répondeurs à un schéma vaccinal complet et ainsi concernés par ce traitement [traitement Ronapreve] ", 06/08/2021 https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-dans-un-contexte-d-urgence-la-haute-autorite-de-sante-autorise-l-acces-a-un-traitement-prophylactique-aux-personnes-immunodeprimees_4729371.html
et https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-la-haute-autorite-de-sante-donne-sont-feu-vert-a-un-traitement-preventif-pour-les-personnes-immunodeprimees_4729321.html

[11Article émanant du groupe " Graine d’anar " de la fédération anarchiste. https://rebellyon.info/article23302-23302

[12En dehors du nombre de morts liés au covid-19, il faut noter de nombreuses conséquences sociales, directement dues aux restrictions sociales imposées par la politique sanitaire de l’État, telles une augmentation de la demande d’aide alimentaire, des violences domestiques, des tentatives de suicides notamment chez les étudiants, et plus généralement une dégradation de la santé mentale. " La pandémie de Covid-19 aura un impact " à long terme " sur la santé mentale, alerte l’OMS ", Ouest France, 23/07/2021 https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/la-pandemie-de-covid-19-aura-un-impact-a-long-terme-sur-la-sante-mentale-alerte-l-oms-40d48a12-ebac-11eb-86fd-b30370d18cf3 Au delà de ces conséquences dont l’État est directement responsable, il faut noter la responsabilité non moins directe des médias qui ont entretenu, sans interruption et pendant des mois, le stress induit par la peur du virus.

[13De nombreuses critiques se sont élevées contre l’absence de place faite aux soins précoces par la politique sanitaire du gouvernement, qui permettent d’éviter les complications et donc l’entrée des malades à l’hôpital. En date du 2/9/2021, la haute autorité de santé écrit, concernant les traitements des malades par la médecine de ville, " En l’état actuel des connaissances, la HAS indique qu’en cas de fièvre ou de douleur, le paracétamol est le traitement de première intention (...) ". Aucun protocole de traitement précoce n’est préconisé. URL : https://has-sante.fr/jcms/p_3216523/fr/tests-isolement-traitements-quelle-prise-en-charge-en-medecine-de-ville-pour-les-patients-suspectes-de-covid-19
Des travaux de " repositionnement " d’anciens médicaments susceptibles de soigner les malades du covid en phase précoce existent. Notamment le clofoctol en cours de test depuis juillet 2021 par l’Institut pasteur de Lille. https://www.la-croix.com/France/A-Lille-lessai-clinique-medicament-anti-Covid-lance-2021-07-05-1201164831
Voir aussi " Covid-19 ? : le point sur les traitements ", Pour la science, mai 2021 https://www.pourlascience.fr/sd/medecine/covid-19-le-point-sur-les-traitements-21819.php

[14Voir par exemple " Les médecins libéraux dénoncent les absurdités de la gestion de la première vague de coronavirus ", Rue 89 Strasbourg, 8/10/2020 https://www.rue89strasbourg.com/coronavirus-medecins-liberaux-denoncent-absurdites-191560 Voir aussi cet éditorial qui note que la désorganisation du lien entre médecine de ville et hôpital a été un facteur de crise durant la prise en charge de formes graves liées au SARS-CoV-2 pendant la première vague : Baudier François, Ferron Christine, Prestel Thierry et al., " Crise de la Covid-19 et vaccination ? : la promotion de la santé pour plus de confiance et de solidarité ", Santé Publique, 2020/5-6 (Vol. 32), URL : https://www.cairn.info/revue-sante-publique-2020-5-page-437.htm

[17Voir notamment cet entretien avec Gabriel Girard, " Reconfinement : serait-il possible d’avoir un débat collectif sur la manière d’endiguer l’épidémie ? " https://www.bastamag.net/couvre-feu-confinement-covid-seconde-vague-endiguer-l-epidemie-contaminations . Ou encore, pour un cas d’autogestion des mesures sanitaires face à l’épidémie de covid, " Acapatzingo : un autre monde au beau milieu de l’agglomération de México ", 19/7/2021, https://lundi.am/Acapatzingo-un-autre-monde-au-beau-milieu-de-l-agglomeration-de-Mexico

[18On peut citer les perturbateurs endocriniens présent dans l’environnement et ayant un rôle majeur dans un grand nombre de maladies chroniques :
" En effet, les perturbateurs endocriniens sont présents partout dans l’environnement : dans les aliments, les additifs alimentaires, les pesticides, les carburants (autrement dit la pollution de l’atmosphère), les cosmétiques, les détergents et autres produits nettoyants, les matières plastiques, certains médicaments, les peintures, la fumée de tabac... "
" Les perturbateurs endocriniens ont des effets néfastes sur la santé d’un individu mais aussi sur celle de sa descendance, l’effet de certaines molécules pouvant traverser les générations : ils joueraient un rôle majeur dans l’augmentation, en particulier de ces dernières dizaines d’années, du nombre de cancers, de maladies auto-immunes endocriniennes, de pathologies de la thyroïde, de troubles du système immunitaire et reproductif, de maladies neurodégénératives, d’hypersensibilités chimiques, etc. "
" Rôle de l’environnement dans les maladies chroniques ", Fédération française de cardiologie
https://fedecardio.org/je-m-informe/role-de-l-environnement-dans-les-maladies-chroniques/

[19A titre d’exemple, le cancer du sein a progressé de 99 % en 23 ans (1990-2013), dont 38 % seulement en raison du vieillissement de la population. Celia Izoard, " Cancer : L’art de ne pas regarder une épidémie ", Terrestres, juillet 2020. http://www.terrestres.org/2020/07/01/cancer-lart-de-ne-pas-regarder-une-epidemie/

[21On appelle " maladie chronique " une pathologie évolutive et de longue durée pouvant entrainer des complications graves, voire une invalidité temporaire ou définitive. Les maladies chroniques comprennent principalement les maladies cardiovasculaires (athérosclérose, hypercholestérolémie, hypertension artérielle, insuffisance coronaire, insuffisance vasculaire cérébrale, insuffisance respiratoire, arythmie...), les cancers, le diabète (type 1 et 2), les maladies respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme...), les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, la sclérose en plaque...), certains troubles mentaux (dépression, schizophrénie...), ainsi que certaines maladies rares ou orphelines (mucoviscidose, drépanocytose...). " https://fedecardio.org/je-m-informe/role-de-l-environnement-dans-les-maladies-chroniques/

[22A titre d’exemple, pendant le 2ème confinement en octobre 2020, les néonicotinoïdes ont été autorisées à nouveau afin de produire du sucre blanc à partir des betteraves. Les néonicotinoïdes sont mortelles pour les abeilles et sont un poison pour les humains. Quant au sucre blanc, il favorise le diabète, le surpoids, les maladies cardiovasculaires. En 2021, le gouvernement a rejeté la proposition de la convention citoyenne pour le climat, en faveur d’une diminution de 50 % l’usage des produits phytopharmaceutiques et interdire les pesticides les plus nocifs d’ici 2025.

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