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Manifestion contre les violences faites aux femmes et aux minorisé-es de genre

Nous appelons cette année encore à manifester pour la journée internationale de luttes contre les violences faites aux femmes & aux minorisé.e.s de genre le 25 Novembre.

RENDEZ VOUS JEUDI À 18H DEVANT LE MUSÉE DE GRENOBLE !

Sans surprise, nous faisons le même constat que les années précédentes : nos vies sont méprisées et supprimées pour que puisse se maintenir un système de domination et d’exploitation qui profite en particulier à une poignée de riches hommes blancs cis et hétéros.

Depuis le 1er Janvier 2021, 93 femmes ont été tuées par leur (ex)conjoint. Il ne s’agit pas de meurtres comme les autres mais de féminicides qu’il est temps de reconnaître en tant que tels car ils sont l’expression d’une domination masculine, patriarcale et d’une volonté d’emprise.

Celles dont la vie n’est pas directement menacée par les violences, n’en subissent pas moins des conditions de vies dégradées et précarisées. Les femmes sont les premières touchées par les réformes antisociales du gouvernement et par toutes les mesures liberticides : réforme de l’assurance chômage, conjugalisation de l’AAH, réforme des retraites... Les métiers où nous sommes majoritaires sont les plus précaires et dévalorisés (en témoigne les luttes des sages-femmes, des ATSEM et des AESH).

Les multiples confinements ont aggravé ces inégalités que ce soit au niveau de l’accès au soin, du travail domestique ou du temps parental. En France plus de 85% des parents seuls sont des mères et leur taux de pauvreté atteint 35% contre 15% de la population. Ces inégalités s’aggravent pour les personnes racisé.e.s d’autant plus dans un contexte de racisme et d’islamophobie croissant et une large propagation des idées d’extrême droite à tous les niveaux de la société.

Le "monde d’après" n’est pour nous pas mieux que celui d’avant, et nous avons du mal à nous faire entendre : seulement 10% de femmes au parlement et 22% dans les conseils municipaux, 41% des invité.e.s dans les médias et 36% du temps de parole... Quand nous ne sommes pas invisibilisé.e.s, nous sommes insulté.e.s en toute immunité par des agresseurs misogynes et transphobes illustres.

Dans les représentations artistiques nous sommes au choix invisibilisé.e.s ou sexualisé.e.s. Le cinéma, par exemple, contribue à construire une représentation totalement fausse des femmes trans en les représentant comme des monstres ou en les fétichisant. Cette sexualisation/fétichisation de nos corps est, par la suite, utilisée pour justifier nos agressions. Et lorsque nous nous défendons nous sommes réprimé.e.s comme Valérie Bacot : pour avoir tué l’homme qui l’a violée, menacée, isolée, contrôlée, épousée, prostituée, frappée pendant près de vingt-cinq ans, elle s’est vu condamnée à 4 ans de prisons, soit le même temps dont avait écopé cet homme ! La police et la justice n’ont pas su la protéger mais ont été là pour la condamner.

Ces situations sont permises par une culture du viol institutionnalisée, qui est encouragée et renforcée par le système répressif et punitif Police/Justice incarné par un sale duo de ministres violeur/agresseur. Les commissariats et tribunaux sont souvent des lieux où nous vivons une double
peine voire encore de nouvelles agressions, ce qui nous décourage complètement d’emprunter ces voies pour nous défendre. L’égalité des genres comme première cause du quinquennat est une vaste blague, et une instrumentalisation de nos luttes.

Au vu de de l’urgence et de la gravité de la situation, nous ne sortirons pas de la domination patriarcale avec quelques numéros verts. Le 25 novembre nous allons rappeler que, dans la rue comme dans nos vies, nous sortons du silence et nous allons continuer à le faire ! Nous nous réapproprions nos corps et les espaces, publics et privés, et nous allons continuer à le faire !
Tous les jours, nous continuerons de lutter contre les violences qui nous sont faites, et celleux qui les institutionnalisent, les banalisent, et les dissimulent. De la Pologne au Chili, de l’Algérie à l’Inde, partout dans le monde, les femmes et minorisé-e-s de genre s’organisent pour balayer ce système qui nous opprime et nous exploite. Nous construirons un monde meilleur qui permettra l’épanouissement de tou.te.s !
Des violences conjugales aux violences systémiques, nous disons NON aux violences de genre .La parole aux concerné.e.s

IL Y A URGENCE POUR NOS
REVENDICATIONS !
▶Former tous les personnels en contact avec les personnes concernées par les violences sexistes et sexuelles
▶Améliorer l’accueil et la prise en charge des personnes et enfants victimes de violences
▶ Financer et sauvegarder les associations d’aide aux victimes
▶Améliorer le droit à la santé de toustes : soins, prévention, accompagnement médical et psychologique...
▶Protéger et pérenniser l’emploi des femmes et des minorisé·es de genre
▶Obliger les entreprises à faire de la prévention contre les violences sexistes et sexuelles
▶Revaloriser des salaires des emplois féminins, l’égalité professionnelle
▶Des logements décents, adaptés à la hauteur des besoins
▶Nous habiller comme nous voulons !
▶L’accès libre à l’IVG et à la contraception partout dans le monde
▶Mettre en place une éducation non sexiste et non genrée.
▶Lutter contre les représentations sexistes dans l’espace public et l’invisibilisation des femmes et minorisé-e-s de genre dans les médias
▶Le statut de réfugié pour toutes les femmes et minorisé-e-s de genre menacé-e-s par des violences et plus largement la régularisation des sans-papiers.
Par nos mobilisations, imposons nos droits !

Signataires : AFA Grenoble, Alliance citoyenne, DAL 38, Fridays for future, Planning Familial de
l’Isère, RITA, Serein.e.s, NT38, CNT38, MNL, Solidaires étudiant-e-s, UEG, UNEF, EELV métro,
Ensemble ! Isère, Etudiants Communistes, LFI, NPA, PAG38, Peps Isère, UCL...

jeudi 25 novembre 2021

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