Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Georges Abdallah est un communiste libanais. Il a lutté dans les années 1970 et 80 aux côtés des organisations palestiniennes de gauche pour une Palestine libre, démocratique et laïque et il a combattu l’occupation du Liban sud par les forces armées israéliennes.

Georges Abdallah a été arrêté à Lyon en 1984. Le 24 octobre 2016 commencera pour lui une 33ième année d’incarcération dans les geôles de l’état français.

Il a été condamné à la prison à perpétuité pour complicité dans l’exécution d’un agent du Mossad (le service secret israélien) et d’un attaché militaire US en France, exécutions revendiquées par la FARL (Fraction Armée Révolutionnaire Libanaise).

Selon le droit français Georges Abdallah pourrait être libéré depuis 1999 mais ses demandes de libération sont rejetées. Georges Abdallah reste en prison car il représente pour l’Etat français, pour les Etats réactionnaires arabes, pour l’impérialisme étatsunien et pour l’entité sioniste, une menace pour leurs intérêts.

Les ventes d’armement français aux Etats Arabes se chiffrent en milliards d’Euros par an. L’Etat français verse le sang à travers le monde pour les intérêts économiques de groupes industriels, au profit de grands possédants. Il mène des guerres néocoloniales pour notamment montrer l’efficacité meurtrière de sa technologie militaire et ainsi mieux la vendre. Pour l’Etat français libérer Georges Abdallah serait libérer un symbole de la lutte anti-impérialiste et anticapitaliste.

De son côté, le gouvernement des Etats-Unis intervient directement auprès du gouvernement français afin que Georges Abdallah ne soit pas libéré. Ainsi en 2013, alors que des juges avaient décidé de la libération de Georges, Hillary Clinton a clairement dit au téléphone à Laurent Fabius que l’Etat français devait trouver une solution afin que Georges Abdallah reste en prison. Ce qui a été fait.

Depuis bientôt 33 ans, Georges Abdallah se tient debout face aux geôliers français. Il ne renie rien de ses engagements. Derrière les sinistres barreaux d’une centrale pénitentiaire il continue le combat. En août dernier il a participé à un jeûne de solidarité avec les prisonniers palestiniens, pour la libération de Bilal Kayed en grève de la faim contre la détention administrative israélienne.

Une importante campagne de solidarité s’est développée à travers le monde en associant dans un même combat les exigences de libération de quatre figures symboliques de la cause palestinienne Bilal Kayed, Ahmad Saadat, Marwan Barghouti et Georges Abdallah et de celle de tous les prisonniers palestiniens.

En France, le cérémonial judiciaire est terminé. Le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas l’a confirmé en déclarant dernièrement devant le sénat que la perpétuité réelle existait en France et qu’elle était appliquée à Georges Abdallah.

Seule une forte mobilisation dans nos rues, dans nos quartiers et un mouvement international de solidarité feront céder l’Etat français et permettront la libération de Georges Abdallah.

En juillet il y a eu des actions à Beyrouth devant l’ambassade française et mi-août des membres de la jeunesse palestinienne progressiste et des représentants de la gauche arabe révolutionnaire se sont rassemblés à Gaza devant une représentation française pour exiger la libération de Georges Abdallah.

Cette solidarité doit s’amplifier !

Un appel a été lancé à participer activement à la semaine d’actions internationale, du 15 au 22 octobre 2016, pour exiger la libération de Georges Abdallah et à organiser partout où cela est possible des manifestations de solidarité.

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